Chapitre 22

Chapitre 22
Je me lève après avoir passé quelques minutes à le contempler dormir, sa poitrine se
soulevant au rythme de sa respiration. La journée est bien entamée mais la veille on
s'est couché tard, jouant à la console jusqu'à pas d'heure. Je pénètre dans la couloir
sombre cherchant l'interrupteur à tâtons quand mon pied butte sur un truc. Je me
retiens de jurer pour ne pas le réveiller mais j'ai envie de hurler. J'attrape
instinctivement mon pied endolori et regarde par terre. Une boîte en métal appartenant
à Tom. Qu'est-ce que ça fou là? C'est vraiment trop le bordel, on ne peut même plus
mettre un pied devant l'autre dans cette maison et la cuisine est dans un état déplorable!

Il nous faut une femme de ménage! Maintenant que nous sommes en pavillon c'est
plus que jamais nécessaire à notre survie! Je prends mon téléphone alors que mon
café chauffe.

- Allo, fait la voix.

- Oui bonjour Lin c'est Bill, Bill Kaulitz.

- Comment ça va Bill?
Elle a l'air surprise de m'entendre.

- Bien et vous ?

- Très bien aussi, que me vaut l'honneur de votre appel?

- Et bien... Tom et moi venons d'emménager dans une grande maison et
nous aurions besoin de vos services.

- Je suis désolée Bill mais c'est impossible. Je ne peux plus travailler pour
vous.

- Je comprends que vous en vouliez en Tom de vous avoir traité ainsi mais il
était dans une mauvaise passe. Il s'excusera mais revenez s'il vous plait.

- Je ne sais pas... je dois entretenir les habitations d'autres gens...

- Écoutez, vous vous êtes toujours très bien occupée de notre ménage et
nous ne voulons personne d'autre... Je doublerais votre ancien salaire s'il
le faut.
Je m'empresse d'ajouter.

- D'accord, je vais y réfléchir.

- Merci beaucoup Lin. Rappelez dès que vous aurez votre réponse.

- Oui. Au revoir.

- Au revoir.


Je pose le combiné sur la table et vais me remplir une tasse de café. Je sais que Mme
Cholen n'est pas très riche et qu'il y a peu de chance qu'elle refuse mon offre.
Après la façon dont Tom l'a traitée, elle méritait bien ça.

Je finis de boire et mange quelques tartines avant d'aller prendre ma douche.
Mon frère n'est toujours pas réveillé. Quel gros dormeur celui là!

Je monte les escaliers et me dirige vers la salle de bain quand j'entends des bruits qui
proviennent de la chambre. Peut-être qu'il ne dort plus et qu'il regarde la télé.
Je tends l'oreille mais ce que j'entends me parait bizarre alors je me décide à aller
voir ce qu'il se passe.

J'entrouvre la porte et ce que je vois me fige sur place. Tom est dos à moi, tourné
vers le mur. Il bouge légèrement et je peux distinguer sa main qui s'active sous le
drap. Il est clairement en train de se caresser. Mon sang se glace un peu plus alors
qu'il gémit.

Je ne peux pas en voir plus et je me détourne de la pièce pour aller dans la salle
d'eau. Mes pensées se bousculent dans ma tête. J'ai comme un sentiment de
jalousie. Ça me fait mal qu'il se soulage avec sa main.

Ce n'est pas étonnant. Je ne suis même pas capable de lui donner du plaisir. C'est un
homme après tout, il a des besoins. Des besoins que je ne peux pas combler.
Moi même je ne sais pas quand était la dernière fois où je me suis donné du plaisir
solitaire. Je sais juste que quand Tom a voulu aller plus loin avec moi je l'ai repoussé
brutalement.

Il comprend. Il est toujours compréhensif. Je suis tellement pitoyable!

Je glisse contre la paroi de la douche tandis que l'eau tiède coule sur moi et que des
mèches noires commencent à tomber sur mon visage. J'attrape ma tête dans mes
mais et tente de faire le point.

Je l'aime. Je l'aime comme un fou. J'ai envie de lui, de son corps, de ses mains.
Mais dès qu'il est proche de moi... je suis incapable de faire le premier pas, je suis
bloqué. C'est à peine si je le laisse me toucher.

Moi aussi je voudrais le combler, qu'il ne soit plus obligé d'utiliser sa main.
Mais comment faire? Comment faire des efforts pour améliorer la situation?

Je coupe l'eau et sors. Je m'enroule dans un peignoir et essors rapidement mes cheveux
avec une serviette. Je me dirige vers la chambre. Le lit est vide.

Il est dans le salon, assis devant la télé, un bol posé sur la table basse. Il lève les
yeux vers moi. Il semble heureux, il ne sait pas que je l'ai surpris. Je m'approche de
lui et m'assoie à côté. J'enroule mes bras autour de ses épaules et enfouis ma tête
dans son cou. Il passe ses mains dans mon dos et me caresse doucement par dessus
le tissus éponge.

- Bien dormi? Me demande-t-il.

Je le regarde puis réponds :

- Oui et toi?

- Très bien,
fait-il dans un sourire.

Ça me fait du mal. Il est heureux mais ce n'est pas grâce à moi.

Je lui colle un léger baiser sur les lèvres. Ça ne peut plus continuer, ça doit changer.
Je dois changer.

[...]

Aujourd'hui on est allé en ville. Tom a été gentil, il m'a emmené au cinéma. Bon, il a
fallu qu'on se 'déguise' mais ce n'est pas grave, ça fait du bien de sortir un peu.
Même avec des vestes, des capuches et des lunettes quelques filles nous on reconnu
mais c'est moins l'hystérie qu'avant, depuis que le groupe n'est plus.

J'apprécie un peu cette tranquillité même si la scène me manque. Être en studio, sur
les route, chanter c'est toute ma vie. Je ne sais pas si je vais pouvoir supporter longtemps
de ne rien faire. Tom a du le remarquer et c'est pour ça qu'il m'a fait sortir
aujourd'hui.

Il fait nuit et je suis collé à son dos dans notre lit. Je ne crois pas qu'il dorme, on vient
à peine de se coucher et je caresse inlassablement ses dreads.

J'adore sentir sa peau nue contre moi et respirer son odeur. Il frissonne alors que je
souffle un vent froid sur sa nuque. Je suis détendu et lui aussi mais à ce moment une
pensée vient nouer mon estomac. J'inspire fortement alors que je repense à ce que
j'ai décidé.

Je pose ma main sur son torse et le force à se tourner vers moi. Il me fixe dans la
pénombre et je lèche ses lèvres, passant sur son piercing que je meurs d'envie de
croquer. Il ouvre la bouche et nos langues se cherchent, se dévorent. Le mienne
touche toutes les parties qu'elle peut : ses dents, ses joues, son palais. Il joue avec la
petite boule métallique qui orne mon muscle humide et gémit.

Je délaisse sa bouche et viens butiner sa gorge. Je descends vers ses clavicules.
Il a les yeux fermés. Il est si beau, offert à ce que je peux lui faire, réceptif au
moindre toucher, tellement en manque de contact.

Son bassin part en avant et je sens son membre dur toucher ma cuisse. Il se
rapproche et se colle à moi alors qu'il se frotte légèrement. Je suis sûr qu'il ne s'en
rend même pas compte.

Je me crispe un peu et respire une nouvelle fois alors que je suis de plus en plus
tendu. Je fais de réels efforts, j'essaie qu'il se sente bien avec moi.

Ses doigts frôlent mes côtes et viennent se poser sur mes hanches. Il happe de l'air et
cherche ma bouche dans le noir. Je réponds à sa demande dans un nouveau baiser.
Il agrippe ma nuque le rendant encore plus passionné.

Il presse plus fort son sexe contre moi, se rapprochant inexorablement de mon entre
jambe. J'ai peur que nos membres se frottent mais je le désire aussi. C'est ça avec lui :
un mélange de désir et d'appréhension, de peur de souffrir à nouveau.

Il se retrouve sur moi et j'écarte les jambes. Il retire son boxer et se positionne entre. Nos bassins sont entièrement en contact et je sens ma virilité se réveiller maintenant que la chaleur monte d'un cran.

Il retire mon dernier vêtement et reprend tout de suite mes lèvres en bouche. Il vient
enlacer d'une main nos queues ensemble et je tremble totalement de sentir son
membre aussi franchement. Les fines peaux glissent ensemble et son gland vient
parfois toucher le mien m'électrisant entièrement. Je ne peux pas bouger, je le laisse
faire ce qu'il veut de mon corps à condition qu'il continue à ce que ce soit aussi bon.
Un peu de liquide séminale mouille ses doigts et mon sexe.

Il se mord la lèvre inférieure presque jusqu'au sang et étouffe un cri.

Ça ressemble à la première fois qu'on a fait ça, la seule d'ailleurs. Mais à présent c'est
plus passionnel, je l'aime et je veux aller plus loin.

- Quoi ? Fait-il ne comprenant pas bien ce que je viens de dire.

- Je veux aller plus loin, je répète.

Il lâche nos sexes un peu surpris mais continue quand même les frottements.

- Tu veux faire quoi ? Demande-t-il perplexe.

- Je sais... pas.
Un coup de bassin plus puissant m'arrache un cri aigu mais
je continue
Je veux te donner plus de plaisir, plus que là... Fais ce que tu veux je te fais
confiance.

- Tu es sûr?


Je pousse mes hanches vers le haut et nos virilités se cognent. Mon gland humide
glisse le long de sa verge et on gémit tous les deux. Il prend ça comme un oui.

- D'accord hum... Il tente de réfléchir tant bien que mal, subjugué par ce que je lui
procure et l'idée même que ça pourrait être meilleur.

Il attrape mes hanches et les immobilise.

- Stop, ou je vais venir et on ne pourra rien faire d'autre.

Je suis plus excité que jamais et prêt à tout pour le satisfaire alors je l'écoute
docilement.

Il s'écarte de moi et se lève pour chercher un truc dans le tiroir à chaussettes.
Il se tourne vers moi avec un tube de gel lubrifiant, tout fier de lui.

- J'hallucine! Tu m'as caché ça, je m'exclame faussement outré.

Il rougit et reviens près de moi.

- J'avais peur que si tu tombes dessus tu penses que je veuille te forcer.

Il retire le bouchon et dépose un peu de gel dans sa paume. Il le fait chauffer en
frottant ses doigts et je me sens plus tendu que jamais. Il vient en étaler sur mon
sexe et c'est un peu froid.

- Tu veux que je te...

- Pénètre,
finit-il. Je ne crois pas que tu soir prêt pour que ce soit le
contraire... Tu ne veux pas?


Je hoche la tête.

- Si si. Je n'avais pas vraiment prévu ça. Je l'aurais laissé découvrir mon intimité,
mais ça me plait aussi de pouvoir faire le contraire.

Je prend le tube et verse du gel sur mes doigts. Il est a califourchon sur moi. Son
pénis a un peu redescendu. Je glisse ma main derrière ses fesses et caresse l'anneau
de chaire. Je force un peu l'entrée mais mon index entre sans difficulté, tapissant sa
paroi de lubrifiant. Il entre et sort facilement de son corps. Il a ses paupières closes,
concentré dans sa quête du plaisir.

Je fais pénétrer un deuxième doigt et les plie en lui. Sa mâchoire se serre et j'entends
un son rauque en provenance de sa gorge.

- Ça va? Je lui demande.

- Oui continue, c'est pas loin.

Il me semble qu'il parle de sa prostate que je m'applique à trouver. Je plie à nouveau,
la totalité de mes phalanges à présent enfoncée en lui.

- Han, oui, un peu plus haut.

- Je ne peux pas, mes doigts ne vont pas plus loin.


Il sourit et se penche vers moi, me volant un baiser. Il susurre à mon oreille :

- Je connais quelque chose qui peut aller plus loin.

Il entoure de mon pénis et y prodigue quelques vas et viens qui me font reprendre de
la vigueur.

- Tomi... je gémis

Je le saisis par les hanches et les ramène vers mon bassin. J'écarte ses fesses tandis
qu'il se baisse. Il tient mon sexe et le fait doucement pénétrer en lui.

J'enfonce mes ongles dans sa peau tendre. J'entre en lui jusqu'à la garde, jusqu'à ce
qu'il soit totalement assis sur moi. Mon c½ur palpite, c'est encore meilleur que tout
ce que j'aurais pu imaginer. C'est chaud, humide et étroit, tellement étroit. C'est Tom.

Il se redresse, me retirant de lui. Ma peau glisse dans son entre et je me cambre de
bien être. Il s'empale à nouveau, dans une incroyable lenteur. Une lenteur plus que
frustrante. Je me tortille sous lui alors que je cherche à le pénétrer entièrement.

- Plus... han... vite.

Il se soulève et se baisse plusieurs fois de suite et adopte un cadence plus régulière et
satisfaisante. J'accompagne son mouvement en soulevant mes hanches en rythme.

Il commence vraiment à prendre son pied. Il gémit à chaque à-coup et est parcouru
de frissons. La sueur coule sur son torse et je le touche. Je passe sur son téton que
je pince, redessine ses abdominaux. Un de mes doigts mime l'acte sexuel avec son
nombril alors que je suis en train de le pratiquer sur lui.

Je viens enfin enlacer sa virilité qui durcie entre mes doigts. Je fais des allers-retours
calqués sur mes pénétrations. Il se crispe et ses muscles se contractent autour de
moi m'arrachant un cri.

Mes caresses se font plus rapides alors qu'il s'empale de plus en plus vite. Cette vision
de lui sur moi, mon sexe entrant et sortant brutalement de ses fesses est presque
insupportable. Je ne vais pas pouvoir tenir longtemps et je vois que lui non plus.

Il se cambre et crie mon nom. Je devine que mon membre touche à chaque coup de butoir
sa prostate. Il se resserre autour de moi, son fourreau est de plus en plus étroit.

Je le tire vers moi et nos bouches se cherchent et se trouvent comme elles peuvent.
Nos baisers sont désordonnés, incontrôlés. Tout n'est plus que passion dévastatrice.

Il se redresse et se cambre un maximum. Il a encore les yeux fermés, et la bouche
légèrement entrouverte pour l'aider à respirer. Je viens malaxer ses testicules alors
que je continue à caresser sa virilité et que je le pilonne de plus en plus fort.

Il ne tient plus et jouit entre mes doigts, dans un cri ultime. Sa semence gicle jusqu'à
mon ventre et elle me paraît tiède comparée à ma température corporelle.

Il se contracte encore quelques secondes et je le rejoins au septième ciel. Mon sperme
sort au plus profond de son être alors que je griffe son torse, laissant de longues
trainées rouges. Je le marque. Il m'appartient désormais.

Il s'écroule contre moi, essoufflé. On tente de recommencer à respirer le plus
normalement possible mais on se serre tellement fort dans les bras l'un de l'autre que
je me sens compressé. Cependant j'ai l'impression que c'est lui mon oxygène.
Il m'est vital.

Je me retire de lui et il s'allonge à côté de moi, ma semence coulant de son anus vers
l'intérieur de ses cuisses. Je l'essuie avec un coin du drap et me blotti contre lui.

Il enlève les mèches qui sont collées sur mon front par la sueur et m'embrasse
tendrement le visage avant que nos lèvres ne viennent se recoller immédiatement,
comme des aimants.

Je ne sais pas combien de temps ça dure avant que je ne m'endorme mais je me sens
juste bien. Il y a un moment où j'ai cessé de sentir sa main dans mes cheveux
et ensuite c'est le trou noir jusqu'au lendemain matin.

[...]

# Online seit Dienstag, 13. Mai, 2008 um 18:01

Geändert am Donnerstag, 20. November, 2008 um 15:46

Chapitre 23

Chapitre 23
- Jamais ! Me crie-t-il

- Tom s'il te plait, si tu ne veux pas le faire pour Georg, fais le pour moi.

- Bill
, souffle-t-il.

Il se radoucit un peu. Je passe une main bienveillante sur son visage et lui murmure :

- Tu as dit que tu ferais n'importe quoi pour moi.

- Je n'entendais pas par là de faire ce genre de choses.

- Mais, tu pourras garder ton baggy.

- Ça ne me ressemble pas. Je peux pas.


Il baisse la tête, je sais qu'il est à deux doigts de craquer. Je lui fais des yeux de cocker, il
ne va pas pouvoir résister très longtemps. Il cède presque toujours à mes caprices, surtout
quand j'insiste autant.

- S'il te plait Tomi, c'est juste pour aujourd'hui.

- Je sais pas, je vais être mal à l'aise...

- Tu ne l'as même pas fait pour nos dix-huit ans.

- Je sais...

- Je t'en prie.


Il regarde le paquet que je tiens dans ma main comme si il contenait l'entraxe mais
l'attrape finalement.

- D'accord, mais c'est bien pour te faire plaisir.

- Oh, merci Tomi!


Je saute sur place en frappant dans mes mains d'un air surexcité tandis qu'il le pose sur le
lit et retire son grand T-shirt. Je m'approche félinement de lui et passe ma main sur son
torse nu. Sa peau est lisse et chaude, légèrement halée... tentante. Je lèche sa clavicule
puis dépose une série de baisers papillon sur sa gorge pour aller sucer sa paume d'Adam.
Il déglutit et pose ses mains sur mes hanches. Je continue de l'embrasser et vient lui
mordiller le lobe de l'oreille. Je susurre :

- Tu vas être tellement beau...

Il cherche mes lèvres mais je tourne la tête. Pas de ça maintenant, j'ai envie de rendre les
choses plus drôles. Je me dégage de son étreinte et sors de la chambre pour le laisser finir
de se préparer.

- Je suis toujours beau, fait-il alors que je descends les escaliers.

Je souris, c'est une belle journée qui s'annonce, j'ai tout de même réussit à lui faire porter
cette saleté de chemise pour le mariage de Georg !

[...]

Tout le monde est attablé, le volume de la musique a été baissé pour laisser les convives
discuter tranquillement. Tom, un coude posé sur la table lui permettant de reposer sa tête
sur sa main joue avec sa nourriture. Notre mère, que nous n'avions pas vue depuis des
mois est assise avec nous et parle vivement avec une cousine du marié.

Je me penche vers mon frère et dis doucement :

- Tu t'ennuies ?

- Non... pas vraiment. Je suis juste fatigué.

- Oh. Je prends un air faussement surpris. J'avais prévu quelque chose pour nous deux,
mais si c'est trop fatiguant pour toi...


Je remonte mon pied le long de son mollet puis de sa cuisse. Il relève la tête et plante ses
yeux noisette dans les miens.

- Pas ici Bill, tu es fou.

- Fou de toi,
je fais d'un ton encore plus bas.

Je me lève.

- Viens.

Il fait « non » de la tête. Je m'approche de lui et lui dit au creux de l'oreille pour être sûr
que personne n'entende.

- Tom, ne m'oblige pas à te violer dans cette salle à manger remplie de monde.


Il se lève à son tour. Notre mère nous jette un bref regard reprenant bien vite le fil de la
conversation. On se dirige vers les toilettes quand le roi de la fête nous stoppe.

- Mes amis. Il nous prend chacun par une épaule. Si vous saviez comme je suis content
que vous soyez là ! Mais vous alliez où comme ça, vous ne rentrez pas déjà.


Il est passablement éméché mais je sais qu'il lui faudrait encore une bonne dose d'alcool
pour qu'il soit totalement saoul.

- Non on... allait dehors pour fumer.


Pas bête le frangin, la sortie est juste à côté des toilettes. Georg nous lâche et fait un clin
d'½il à Tom.

- Tu fais craquer toutes les filles avec cette chemise ce soir.

Et sur ces derniers mots il s'en va vers d'autres invités. On s'assure qu'il soit bien passé à
autre chose pour entrer dans les WC. Un homme se lave les mains et on fait de même
pour ne pas attirer l'attention, attendant gentiment qu'il daigne partir.

Une fois seuls, je pousse Tom dans la cabine la plus proche et le suit, prenant soin de
refermer la porte derrière moi.

- Tu es entreprenant dit-donc.

Je dévore ses lèvres alors que mes mains s'activent déjà sur sa ceinture.

- C'est la chemise Tom... c'est la chemise. J'articule péniblement entre deux baisers.

J'arrive enfin à défaire son pantalon qui, trop large, tombe à ses chevilles. Il fait de même
avec moi.

Je commence à déboutonner sa chemise, je veux toucher son torse, sentir son c½ur pulser
sous ma main quand je la pose sur ses pectoraux. Il embrasse mon cou et ses mains
caressent doucement le bas de mes reins sous mon T-shirt.

Nos bouches se recollent à nouveau comme pour reprendre une dose d'oxygène.
Ses yeux brillent d'une lueur de désir que je ne lui connais pas.

Il s'agenouille et baisse mon boxer. Pas le temps de se déshabiller totalement.

Ses doigts rugueux mais experts s'enroulent autour de ma virilité qui se dresse lentement
sous ses vas et viens. Quand je suis bien dur il me masturbe plus rapidement et
fermement. Je m'appuie sur la paroi de la cabine sentant mes jambes me lâcher quand il
embrasse mon gland. Il lèche ma fente et je gémis.

Il relève la tête :

- Chut, sinon je vais devoir tout arrêter.

- Oh non pitié, continue je vais faire attention.


Il ne me quitte pas des yeux alors qu'il dirige mon sexe vers sa bouche et l'englobe
entièrement. Sa langue glisse sur ma verge et ses lèvres se serrent autour de ma peau
sensible. Je peux sentir qu'il me prend jusqu'au fond de sa gorge. Il s'aide d'une main pour
accentuer le plaisir et je me sens décoller. Je soupire alors que son autre main vient
masser mes testicules comme si il m'encourageait à jouir dans sa bouche.

J'attrape sa tête et la recule. Si il continue à être aussi doué ça ne va pas durer longtemps.

Il se relève et m'embrasse sa langue repoussant et attirant la mienne violemment.
Je gémis, je n'en peux plus. Je saisis ses épaules et le force à se reculer et à se retourner.
Il finit par se laisser faire acceptant de délaisser mes lèvres.

Je suis prêt à le pénétrer mais, problème, lui ne l'est pas. Et le lubrifiant ce n'est pas la
première chose à laquelle j'ai pensé en partant pour le mariage.

Je m'agenouille donc derrière lui et caresse son sexe tendu sous son caleçon. Je le baisse à
ses chevilles ce qui le libère.

- Bill... Mh, tu fais quoi ?

Je ne lui répond pas et suce un de mes doigts avant qu'il vienne redessiner les contours de
son anneau de chaire. Il le pénètre finalement, doucement, phalange par phalange.

- Je te prépare

Je fais quelque allers et retours je sais qu'il n'a pas mal alors j'ajoute un deuxième doigt.
Je les plie à l'intérieur de lui et il étouffe un gémissement. Il est détendu mais je ne peux
toujours pas le prendre... pas à sec.

Je retire mes doigts et embrasse la peau au dessus de son coccis.

- Bill ! Tu fais quoi là ? Baise-moi.

Il est plus agacé mais il va être patient. Je souffle doucement sur ses fesses que j'écarte et
regarde son entrée. J'ai déjà touché son intimité plusieurs fois mais jamais de la façon
dont je m'apprête à le faire. J'hésite mais me jette finalement à l'eau. Je lèche son entrée.
Ça n'a pas un goût si terrible que ça, je peux continuer.

- Je te lubrifie.

Je fais à nouveau rouler ma langue sur son anus, appuyant avec mon piercing.

- Han... mh... Bill. Putain ! T'arrête pas.

Je ris doucement soufflant de l'air sur la chaire et il gémit a nouveau. L'entrée est plus
ouverte à présent qu'il et totalement détendu et j'y fourre ma langue ignorant ses plaintes
de plaisir. Je la fais entrer et sortir, la petite bille de métal caressant cette partie si intime.

Il se cambre un peu plus et je remets à nouveau mes doigts. J'alterne entre les
pénétrations et les coups de langues. Mon visage est totalement enfoui entre ses fesses
que j'humidifie le plus possible. Quelques gouttes de salive coulent le long de sa cuisse.

- Mh, oui. Je te veux en moi. Maintenant.


Il est plus autoritaire cette fois et je ne peux que lui obéir. Je me redresse et me place
derrière lui. Il est en appui sur ses paumes posées à plat sur le réservoir de la chasse
d'eau. Il se cambre, n'attendant que moi.

Je caresse mon sexe pour lui redonner un peu de vigueur et le dirige sur son intimité
humide.

En un à-coup je fais rentrer le gland, puis le reste en un autre mouvement de rein.
Il se crispe. Je ne peux plus m'arrêter, des frissons m'envahissent.
Je me retire et il expire fortement.

J'embrasse et mordille son épaule pour le rassurer. Je viens enlacer son pénis et y
prodigue quelques vas et viens. Sa tête part en arrière et vient se poser dans mon cou.
Je dépose un bruyant baiser sur sa joue et rentre à nouveau.

Je peux voir qu'il a ses yeux fermés en quête de la moindre vague de plaisir. J'entame un
mouvement régulier. Je fais pénétrer à chaque fois ma virilité jusqu'à la garde. Il se mord
la lèvre :

- Plus... vite.

Je m'exécute, mes pénétrations se faisant plus amples. Je m'agrippe à ses hanches et mes
ongles s'enfoncent dans sa peau ferme. Il se mord la lèvre et je donne un coup vers le
haut qui lui fait automatiquement rouvrir les yeux.

- Han... encore.

Je redonne le même coup et il gémit à nouveau. Je plaque une main sur sa bouche lui
faisant signe d'être plus discret. Elle descend le long de son torse, frôle son nombril et
vient caresser son sexe tendu au maximum. Je le touche à peine et je sens sa semence se
répandre sur mes doigts.

- Oh Tomi, c'est si facile de te faire jouir...

Sûrement pour se venger, il contracte ses muscles autour de moi me faisant voir une série
d'étoile. Je m'enfonce en lui encore plus vite et je me libère au fond de son corps.
Je mords son cou peu être un peu trop fort pour m'empêcher de hurler.

Je tente de rester debout mais j'ai juste envie de m'écrouler au sol, épuisé. Mon c½ur bat
la chamade et mon souffle est saccadé, tout comme lui. Je me retire finalement, sentent
déjà mon sperme couler. Je l'essuie rapidement avec du papier toilette que je balance
dans la cuvette.

Il m'embrasse et me serre fort dans ses bras comme si sa vie en dépendait, je lui rends
son étreinte. On se rhabille enfin puis on sort quand on est assuré qu'il n'y a personne.
Il se peut que quelque un nous ait entendu mais il pensera que c'est n'importe quel
couple, il faut juste éviter qu'on nous voit ensemble.

On retourne dans la salle, pile à temps pour le dessert. Gustav vient s'asseoir avec nous
alors que les serveurs nous amènent des parts de gâteau.

- Bah alors les mecs, où vous aviez disparu.

- Dehors. Fumer.

- Ah OK. Il faut que je vous parle.

- De quoi ? Je fais

- Il y a un mois environ, une maison de disque m'a contacté. En fait c'est vous qu'elle
voulait joindre au départ mais avec le déménagement...

- Et ?


Mon désormais célèbre sourcil se lève en signe d'incompréhension.

- On nous propose un contrat. Et bien meilleur que celui d'Universal.

- Je sais pas...
dit Tom

- C'est vrai, on est tranquille en ce moment. On peut se reposer, faire ce que l'on veut de
nos journées...

- Et qu'est-ce que vous faites ? Vous dormez ? Vous savez très bien que ça ne peut durer
qu'un temps. On n'est pas fait pour rester chez nous. On est fait pour voyager, être sur scène.

- On sait que c'est important pour toi mais...

- Mais quoi ? J'en ai parlé à Georg et il est d'accord. De toute façon on aura un emploi du
temps moins chargé. Allez les gars, l'aventure ne peut pas s'arrêter là...


C'est vrai que si tout s'est stoppé c'est à cause de moi. J'acquiesce finalement :

- D'accord, on va y réfléchir, on t'appellera dès qu'on aura notre réponse.

Tom approuve. Décidément c'était une très bonne journée, et une très bonne soirée aussi...

[...]

# Online seit Montag, 09. Juni, 2008 um 18:06

Geändert am Donnerstag, 20. November, 2008 um 15:50

Chapitre 24

Chapitre 24
Je regarde la télé mais je dois dire que je m'ennuie ferme. Toutes les émissions sur lesquelles je zappe ne m'intéressent vraiment pas et Tom... Tom joue de la guitare dans notre chambre. C'est difficile car nous avons désormais une relation de couple mais nous devons la cacher aux autres. J'ai dis à la femme de ménage que la deuxième chambre était la mienne mais c'est plutôt une chambre d'ami et je crois qu'elle s'en ai rendu compte, mais elle ne dit rien. Elle n'est vraiment pas du genre à aller raconter notre vie aux magazines people ou à aller vendre nos sous-vêtements sur e-bay. Dans le fond je crois qu'elle nous aime bien, et puis, que ferions-nous sans elle ?
Je me lève du canapé et monte les escaliers pour aller rejoindre mon cher frère. J'ouvre la porte, sa guitare est posée sur le lit, et lui fouille dans son armoire.

- Qu'est-ce que tu fais ?

- Oh Bill je... j'étais en train de me préparer tu sais pour... aller chez Georg.


Oui, je me souviens qu'il m'en a vaguement parlé. Ça m'énerve un peu d'ailleurs qu'ils fassent une soirée sans moi. Mais bon, je peux comprendre, au mariage ça faisait des mois qu'ils ne s'étaient pas vu, ils ont besoin de renouer un peu, surtout si le groupe doit se reformer.

- D'accord, je fais un peu déçu. C'est dommage j'avais prévu une super soirée pour tous les deux.

Il lève la tête de sa penderie et me regarde curieux.

- Du genre ?

- Du genre... assez fatigante,
je réponds en retirant mon T-shirt et en me léchant les lèvres.

- Bill, arrête ça je vais être en retard !

- Mais Tomi, ça fait si longtemps qu'on n'a pas été seuls tous les deux.


Je passe derrière lui et l'entoure de mes bras. Ma bouche vient s'accrocher dans son cou.

- On est toujours tous seuls tous les deux !

- Oui mais j'ai envie de toi... ça fait une éternité qu'on ne l'a pas fait !


Il se tourne vers moi.

- Laisse moi calculer. On a passé la dernière nuit à faire ça, puis on l'a fait sous la douche, on a continué sur le lavabo... sans parler de la petite gâterie dans la cuisine il n'y a pas moins de... deux heures !

- C'est bien ce que je dis : une éternité !

- C'est pas possible t'en as jamais assez.

- Non, jamais, je fais en souriant.


Il m'embrasse sur les lèvres.

- Allez, on verra ça ce soir si je ne suis pas trop fatigué.

- T'as pas intérêt, sinon j'te viole dans ton sommeil.

- Mmmh,
ronronne-t-il en glissant ses mains sur mes hanches.

Nos bouches se collent à nouveaux, alors qu'il me caresse le bas du dos du bout des doigts. Je sais pas si je vais attendre ce soir pour le violer, j'aurais bien envie de le faire maintenant.

- Tomi, je gémis dans le baiser.

Il se décolle de moi, les joues rougies et son pantalon déformé par le désir.

- Pas maintenant.

Je ramasse mon haut et sors de la chambre d'un air boudeur. Et bien je crois qu'il ne me reste plus qu'à commander une pizza.

[...]


J'ouvre les yeux difficilement. Le claquement de la porte m'a réveillé. Je suis dans la chambre, allongé sur le lit, les lumières sont allumées.

- Désolé, je ne voulais pas faire de bruit.

- Tom ?


Il s'approche de moi et passe une main sur mon visage. Je me souviens... j'étais en train de l'attendre.

- Tomi, il est quelle heure ?


Je regarde le radio réveil et me relève sur les coudes, répondant à ma propre question.

- 3h30 ? 3h30 Tom ! C'est à cette heure là que tu rentres ?!

- Je sais mais tu sais qu'avec Georg, on traîne toujours super tard.

- Je t'attendais ! Je sais pas-tu aurais pu au moins... me téléphoner.

- Je suis désolé, j'y ai pas pensé. Allez, fais pas la tête je recommencerai plus.


Je ne dis rien et me tourne de l'autre côté du lit. Il se déshabille et s'allonge avec moi.

Il glisse ses bras autour de ma taille et me rapproche de lui. Je grogne, pour la forme. Je suis énervé mais c'est vrai que je ne peux pas lui résister. Il frôle mes épaules du bout de son nez. Je peux sentir son souffle sur mon épiderme. Il vient sucer la peau de mon cou et je dégluti difficilement.

- Si tu crois que c'est aussi facile, tu te trompes.

- Je pensais que tu avais envie. C'est bien ce que tu m'as fait comprendre tout à l'heure.

- Tout à l'heure, c'est déjà du passé et là j'ai plus envie.

- Bill...


Il n'en démord pas et dépose à présent des petits baisers papillons dans ma nuque.

- Je m'inquiétais Tom ! Tu ne répondais même pas à mes appels.

- Je te promets que je ferai plus attention. Arrête de bouder.


Je me tourne vers lui.

- Je boude ?! Je déclare d'un air outré.

- Oui, tu boudes.

- Bon d'accord... je boude. Il faut que tu te fasses pardonner...

- Mais, il y a à peine une minute tu disais que tu n'avais pas env...


Je pose un doigt sur ses lèvres.

- Shhh, une minute c'est déjà tellement de temps Tomi. Maintenant je veux... je le veux pendant des heures.

- Des heures ?


Je hoche la tête avec une lueur perverse dans les yeux. Ma main passe sous les couvertures et vient toucher la bosse proéminente dans le caleçon de mon double. Lui aussi en a très envie...

[...]


Il est sous la douche et je m'étire. Je n'ai pas beaucoup dormi à cause de notre nuit... torride. J'ai envie de le rejoindre dans la salle de bain mais son téléphone se met à sonner.

- Tom ? Un appel !

Il ne semble pas avoir entendu. J'attrape l'objet qui vibre sur le dessus de la table de nuit. Le prénom « Carrie » est affiché. Je fronce les sourcils. C'est qui celle là ? Je me décide à décrocher, après tout je suis son frère, il n'a rien à me cacher.

- Allo ?

- Tom, c'est Carrie ça va ?


Elle pense que je suis lui. Ça arrive parfois mais on n'a pas vraiment la même voix. Je prends un ton plus grave.

- Oui et toi ?

- Oui, même si je suis assez fatiguée à cause d'hier soir.

- Hier soir ?


Je crois que mon c½ur à du louper quelques battements

- Je voulais te remercier pour cette super soirée.

- De... de rien.


Putain mais quel enfoiré ! Il m'a menti, il n'était pas avec Georg mais avec cette Carrie ! Je vais le noyer dans la baignoire !

- Bon et bien j'ai téléphoné et c'est bon pour la semaine prochaine.

- La semaine prochaine ? Ma voix par dangereusement vers les aigus.


Quoi ? Il compte la revoir ! Je vais vraiment lui faire passer un sale quart d'heure.

- Tom tu es sûr que ça va ?

- Très bien, moi aussi je suis fatigué, c'est pour ça que j'ai du mal à assimiler.

- Donc samedi à 14h. Et l'hôtel est bien réservé.

- Merci

- Ça va être tellement bien Tom ! Si ton frère savait...


Bah c'est sûr qu'une partie de jambes en l'air avec Tomi c'est tellement bien. Mais quelle salope ! Bon elle est pas non plus censée savoir qu'il m'appartient mais quand même, elle n'a pas l'air de vouloir que je sois au courant.

- Je crois que mon frère se doute de quelque chose.

- Impossible voyons, on est vraiment discret ! Et puis je ne pense pas qu'il le prendra mal. C'est pour son bien.


Je me retiens de ne pas lui hurler que je suis Bill et que si je la vois je lui arrache les yeux !

- Certes, bon je te laisse. A plus.

Je raccroche sans lui laisser le temps de répondre. Je regarde le téléphone, je n'arrive pas à réaliser. Il voit une autre personne, une fille. Sûrement une ex qu'il a rencontrée pendant que j'étais en prison. J'efface l'appel. Je sens les larmes me monter aux yeux. Ça fait mal, trop mal. Dire que cette nuit je le pénétrais, dans ce lit, pendant qu'il me criait qu'il m'aimait, qu'il m'embrassait avec passion. Putain il fait vraiment bien semblant ! Je m'en serais jamais douté. Reste encore à savoir ce que je vais faire, si je lui tombe dessus à la sortie de la salle de bain ou si j'attends un peu pour voir si il va m'avouer.

De toute façon je savais ! Ce n'était pas possible qu'il m'aime. Il a du confondre le manque durant mon absence avec du désir. Ça me dégoûte, j'ai pas envie de le perdre et pourtant il me glisse entre les doigts ! Et en même temps, je ne vais pas pouvoir rester avec lui si il est avec quelque un d'autre.

Je ne vais plus pouvoir le regarder dans les yeux sans penser à ces derniers mois, à ce qu'il me disait, à ce qu'on a fait. Tout ça c'était qu'une énorme connerie. On ne peut pas coucher avec son frère, son jumeau. On ne peut pas vivre une relation incestueuse comme si elle était normale.

Parce que ce qui est normal, c'est de sortir avec une fille, d'habiter avec elle, d'avoir des enfants. Pas de baiser avec son frère à longueur de journée.

- La douche et libre !

Je lève les yeux vers lui et essaie de prendre un air naturel. Il est si beau. Je crois que je ne l'avais jamais trouvé aussi attirant et naturel. Cependant je ne peux pas m'empêcher de repenser à la conversation téléphonique. Je passe à côté de lui, sentant son odeur de gel douche. Il m'attrape le bras et plante ses yeux noisette dans les miens. Je brûle sous le toucher, je n'arrive pas à soutenir son regard.

- Ça va ?


J'acquiesce. Il pose un furtif baiser sur ma bouche. J'aurais envie de plus mais je sais que je ne dois pas.

- Je t'aime.

- Moi aussi,
je parviens à répondre.

Je l'aime à en crever, et je crois que j'en crève de cet amour. C'était trop fort, trop intense.

J'enlève mon boxer et me glisse sous l'eau brûlante. Putain Tom pourquoi tu me dis que tu m'aimes si tu vas baiser ailleurs ? Pourquoi tu la baises et tu viens ensuite dans notre lit ? Je ne vais pas pouvoir rester avec lui si il ne m'aime pas, si il me ment, et en même temps je ne vois pas ma vie sans lui. Comment je pourrais tout arrêter du jour au lendemain ?

Je sors finalement et me sèche. J'ai l'impression que mon c½ur fond et ça me fait mal. J'ai trop peur de l'affronter mais je n'ai pas le choix.

Je m'habille rapidement et descends dan la cuisine, il m'a préparé tout ce que j'aime pour le petit déjeuné mais je n'ai vraiment pas faim. Je m'oblige quand même pour ne pas montrer que quelque chose ne va pas sinon il va me poser des questions et je préfère attendre un peu pour voir comment il se comporte et si il va me le dire.


[...]


On est vendredi soir, son rendez vous soit disant avec Georg est demain. D'ailleurs je le sens tendu par rapport à ça. C'était horrible de tenir toute la semaine, de le repousser en invoquant les meilleures excuses pour ne pas faire l'amour. Je n'ai pas pu l'empêcher de me faire des câlins ni de m'embrasser et j'avoue que ça ma plait aussi d'un certain côté puisque je l'aime comme un fou. Mais je ne peux pas les laisser me toucher ainsi sachant qu'il va voir ailleurs.

On est dans notre lit, en train de regarder un film dont je me soucie à peine et je sens que lui aussi puisque ses mains se font baladeuses et ainsi que sa bouche.

- Tom, j'ai pas envie.

- Tu me dis ça tous les soirs Bill, ça va faire une semaine qu'on n'a rien fait. Qu'est-ce que tu as ces derniers temps ? Ca ne te ressemble pas.

- Je n'ai rien, c'est toi qui a quelque chose.

- Quoi je... je fais des efforts pour que ça aille bien entre nous et toi tu ne fais que de me repousser
.

Il s'écarte de moi et prend un air énervé.

- Je sais que tu me caches des choses Tom... je sais que demain tu ne vas pas voir Georg ! D'ailleurs ton rendez-vous ne serait-il pas à 14h ?

- De... quoi tu parles ?


Il écarquille les yeux. Ah, pris en faute ! Il fallait bien que ça sorte un jour.

- De Carrie ! Elle t'a appelé l'autre jour et c'est moi qui ai décroché. Si j'avais su sur quoi j'allais tomber.

- Tu... tu sais ?

- Bien sûr que je sais ! Tu comptais me le dire quand ?

- Dem.. Demain matin. Je ne voulais pas que tu t'énerves, je voulais pas que tu l'apprennes comme ça.

- Putain Tom, comment tu peux coucher avec elle ?!


Son visage se décompose. Ca le fait réagir que je mette des mots sur ces mensonges ignobles.

- C'est pas du tout ce que tu crois.

- Et qu'est-ce que je dois croire ? Tu me dis que tu es avec Georg et j'apprends que tu passes la moitié de la nuit avec une fille... et que... et que quand tu reviens on fait l'amour comme si de rien n'était.


Les larmes me monte aux yeux et je ne peux réprimer quelques sanglots.

- Bill calme toi, je vais tout t'expliquer.

Il me prend contre lui et je me dégage de son étreinte.

- Ne me dis pas de me calmer ! Et il n'y a rien à expliquer.

- Bill franchement tu es ridicule.


Je me lève du lit, la tristesse est remplacée par la colère.

- Je suis ridicule ? Oui j'ai été ridicule de penser que toi et moi ça pouvait marcher, que tu pouvais m'aimer vraiment. J'ai été ridicule de penser que tu avais changé et que tu étais sincère. J'ai été ridicule de ne pas m'apercevoir que tu baisais ailleurs !


Je détourne les yeux et me mords la joue pour m'empêcher de pleurer.

- Bill ! Je ne couche pas avec Carrie !

- C'est ça... tu ne sais plus quel mensonge inventer alors tu nies.

- Putain mais arrête de délirer !


Il se lève et m'attrape par les poignets. Je suis plus grand que lui mais il est plus musclé et il me surplombe. Je me sens soudain faible à côté de lui. Il est plus qu'énervé.

- Ca suffit ! Carrie est une jeune femme qui travaille pour une maison de production ! Si on se voit c'est pour organiser un voyage au Japon pour rencontrer les producteurs qui sont intéressés par nous ! Je voulais juste te faire une surprise !

- Je.. Tu...


Je ne peux plus contenir toutes les émotions qui me traversent et j'éclate en sanglots. Il me serre contre son torse et je me sens soudainement plus qu'idiot. Il est si adorable avec moi.

- Bill, comment as-tu pu penser ça ?

- Et qu'est... qu'est-ce que j'aurais... j'aurais pu penser d'autre ?

- Tout sauf ça. Bill je t'aime et rien ne pourra changer ça, et je n'ai envie d'être avec personne d'autre que toi, j'veux rester avec toi pour toujours.

- Oh Tom, je m'en veux tellement si tu savais, j'aurais jamais du douter de toi. Moi aussi je t'aime, j'ai eu vraiment peur que tu sois avec quelqu'un d'autre. Ça été dur pour moi cette semaine de mettre de la distance entre nous ! Si j'avais su... j'aurais fait l'amour avec toi tous les soirs.

- Comment tu peux penser à ça dans un moment pareil ?

- Je sais pas. Peut-être parce que tu me serres contre ton torse nu et que je peux sentir ton odeur si attirante. Et aussi parce que le lit est juste derrière nous.


Il me pousse gentiment et je me laisse tomber sur le matelas. Il écarte mes jambes et se glisse entres elles. C'est assez rare qu'il prenne le dessus au lit mais je dois dire que ça me plait assez. Il se frotte doucement contre moi alors qu'il dévore ma bouche. Je gémis, ça m'a manqué. Dire que j'ai failli passer à côté de ça.

Sa langue glisse dans mon cou. Il lèche ma pomme d'Adam, puis ma clavicule, il descend jusqu'à arriver à un de mes tétons qu'il mordille. Je me cambre à ce contact. Il continue sa route et redessine mon nombril, avant d'arriver à l'élastique de mon boxer.

Il le descend lentement en me fixant. Je m'en veux un peu qu'il fasse ça alors que j'ai douté de lui. Il devrait m'en vouloir à mort. Ca ne l'empêche pas de prendre mon sexe dans sa main et d'y prodiguer des va et vient plus qu'excitants. Il y joint sa langue et se décide à me prendre en bouche. C'est chaud et humide, il appuie sur toutes les zones qui me font crier de plaisir. Il est vraiment doué. Il masse mes testicules d'une main.
Mon sexe entre et sort de plus en plus vite de sa bouche, je ne vais pas pouvoir tenir longtemps, surtout si il veut qu'on fasse d'autres choses après.

- Han, Tom, arrête toi.


Il me fixe et se rallonge contre moi, retirant son caleçon tant bien que mal. On glisse l'un sur l'autre, nus. Nos sexes se frottent et s'entrechoquent nous arrachant des petits cris ou des gémissements. Il caresse ma peau du bout des doigts et plonge sa tête dans mon cou. Il donne un coup de bassin plus fort que les autres et mes ongles se plantent dans son dos. Il m'embrasse, enfonce sa langue dans ma bouche, elles se cherchent et jouent ensemble.

Je crois qu'il veut vraiment me montrer à quel point il m'aime et il tient à moi. Je me rends compte à quel point j'ai pu me tromper et que j'ai été complètement aveuglé par la jalousie pour oser douter de lui. Je l'aime et je veux lui montrer que j'ai compris que lui et moi c'est pour toujours quoi qu'il arrive.

- Attends Tom.

- Quoi, ça ne va pas ?

- Si c'est parfait je voudrais... je baisse la tête. Échanger les rôles.

- Bill, tu es sûr. Je sais que... que c'est difficile pour toi...

- Oui je suis sûr. Je... ce qui s'est passé en prison ne doit plus être un poids pour moi. Je t'aime et j'ai réussit à me reconstruire grâce à toi. La moindre des choses c'est de ne pas t'imposer ça et de te montrer que je suis passé à autre chose.


Il sourit et me donne un doux baiser. Il semble encore plus excité qu'avant. Ses mains tremblent alors qu'il cherche le tube de lubrifiant dans le tiroir de la table de nuit.

J'inspire profondément. Je sais que c'est Tom et qu'il m'aime, et que ça ne fera pas mal.

On s'embrasse encore tandis qu'il me caresse les cheveux.

- Je vais faire attention.

- Fais moi l'amour comme si c'était la première fois.


Il débouche le tube et verse un peu de liquide dans sa main. Il l'étale sur son pénis qu'il vient doucement positionner devant mon intimité. Pas besoin de préparation je crois qu'il l'a compris je ne veux rien d'autre dans mon corps que cette partie de lui. Je veux qu'il lave mes blessures pour que mes vieux démons s'en aillent, pour que je pense à rien d'autre que lui sur moi, en moi.

Il me pénètre doucement. Je suis serré autour de lui, ça fait un peu mal ça a du mal à rentrer. Il me chuchote de me détendre ce que j'essaie de faire. Il me branle pour me procurer du plaisir autrement, pour que j'oublie la douleur et ça fonctionne. Je le sens partout sur moi, me touchant amoureusement, m'embrassant, et il glisse mieux en moi. Il s'enfonce jusqu'à la garde. Il gémit mon nom. Je suis fier de lui procurer ses sensations.

Il sort et rentre toujours aussi lentement pour ne pas me brusquer et il faut un certain temps avant que je m'habitue à ses allées et venues. Je donne un coup de rein vers le haut pour qu'il accélère. Il agrippe mes hanches et entame une série de pénétrations plus brusques, plus passionnées Je sens que ça devient vraiment bon, j'halète dans son cou.

Il pousse fortement en moi, vers le haut et il atteint un point qui me fait me contracter et voir des étoiles. Je lui demande de recommencer et une nouvelle vague de plaisir s'empare de moi. Je ne peux m'empêcher de crier, et lui aussi car mes muscles se font plus pressant autour de sa virilité.

Il nous faut encore quelques coups de bassin de ce genre pour jouir dans un même râle. Il se déverse en moi et une douce chaleur se repend dans mon ventre.

Je me sens bien, protégé de tout dans ses bras. Il ne se retire pas tout de suite, nous laissant le temps de reprendre notre respiration et juste apprécier la présence et la chaleur de l'autre.

Il se dégage finalement, s'allongeant sur le dos à côté de moi. J'essuie le liquide qui coule entre mes cuisses avec un bout de drap et vient poser ma tête contre son torse. Je crois que nous nous endormons ainsi.

# Online seit Mittwoch, 09. Juli, 2008 um 07:07

Geändert am Donnerstag, 20. November, 2008 um 15:50

Chapitre 25 - Dernier Chapitre

Chapitre 25 - Dernier Chapitre
Le matin du départ se passa dans la panique la plus totale. Quelle idée avait eu Tom de faire un voyage surprise sachant que je mets une journée entière pour faire mes valises ?! Bon je n'allais pas me plaindre et c'est donc dans le brouillard que j'ai rassemblé mes affaires, essayant de voir quels vêtement conviendraient le mieux pour me balader dans Tokyo. Nous avons pris un taxi en direction de l'aéroport et avons enregistré nos bagages avant de prendre un looong vol pour le Japon. Une fois arrivés nous avons trouvé notre traductrice. Tom a vraiment pensé à tout ! C'était une semaine magique, nous avons visité les quartiers branchés, j'ai trainé Tom dans des tonnes de boutiques et surtout nous avons rencontré la maison de disque. Bien sûr Georg et Gustav étaient là, en fait ils étaient déjà sur place quand nous sommes arrivés. Nous avons beaucoup discuté, les producteurs avaient peur de prendre un risque, notre côté de popularité a beaucoup chuté depuis mon incarcération mais néanmoins ils nous font confiance. Après ce rêve nous sommes tous rentrés à Hambourg avec du pain sur la planche. On doit enregistrer une maquette pour convaincre la maison de production mais je pense qu'il ne devrait pas y avoir de problèmes. Je n'aurais jamais pensé repartir sur d'aussi bonnes bases et je suis vraiment heureux d'avoir quelque chose à faire, une motivation, autre que celle de voir Tom, de me réveiller tous les matins.


[...]



J'ai passé la journée à la recherche d'un cadeau pour Tom, mais rien n'est assez beau pour le remercier d'être là pour moi. En fait je nous ai acheté des bagues. Des bagues masculines hein, pas de fioritures. Je me suis rendu compte que j'avais peur de le perdre, j'ai besoin d'être sûr qu'il ne va pas vouloir d'une vie normale, j'ai besoin d'une promesse éternelle. Ce soir je vais lui offrir et ce sera comme si je lui donnait une partie de moi, que je lui jurais un amour éternel.
Ça y est je suis enfin à la maison. Perdu dans mes pensées , je n'ai pas vu le temps passer. Il fait déjà nuit. J'arrive devant la porte, les bras chargés de paquets, j'en dépose un pour attraper les clefs dans ma poche et ouvrir la porte.
La maison est plongée dans le noir mais j'aperçois de la lumière en haut des escaliers. Mon calamar doit être dans la chambre en train de regarder un film. Je dépose tout dans la cuisine et monte les marches à pas de loup mais il m'appelle. >.< Merde il a du m'entendre rentrer. Je me dépêche de grimper et pousse la porte entre baillée. Je le découvre assis en tailleur, dos au radiateur les main liées au dessus de sa tête par ce qui semble être des menottes. Je ne comprends pas tout sur le coup et je le vois qui me fais de grands signes de tête. C'est à ce moment là que je remarque le filet de sang qui coule de son arcade au long de sa joue ainsi que sa lèvre légèrement fendue. Mon c½ur se serre et je me précipite vers lui alors qu'il me crie :

-Bill NON !


A peine ai-je fait deux pas que la porte se claque violemment derrière moi. Je me retourne et me retrouve face à... Kurtis !!? J'ai un léger vertige, tous les souvenirs de la prison refont surface cependant cela s'estompe quand je me rends compte qu'il tient une arme dans sa main droite. Je recule instinctivement en direction de Tom.

- Oh non toi tu bouge pas. Dit-il calmement en pointant son flingue sur moi.

Une certaine fierté ponctue sa phrase. Il sait très bien que nous ne pouvons rien faire contre lui, au risque de recevoir une balle. Mon air apeuré disparaît et laisse place à un regard empli de haine, je dois montrer que je ne suis plus le même qu'avant.

-Qu'est-ce que tu fais là ? Je rétorque sèchement.

-Tu vois bien... je m'amuse.


Je sais de quoi il est capable et la peur s'empare de moi. Il faut que je résiste, je dois me montrer fort pour Tom. Je suis plus fort. Je ne suis plus le même qu'avant.

Il tient fermement l'arme dans sa main et tourne vicieusement en rond dans la chambre, ses pas salissant la moquette.

- Ecoute, on va faire un jeu tous les trois...

- Quoi ? Hors de question !

- Hey petit calme toi t'es pas en mesure de faire la loi ici !


Je déglutis gravement, j'ai l'impression de savoir ce qu'il nous réserve mais je préfère ne pas l'admettre.

- Les règles sont simples : toi Bill tu vas gentiment te laisser faire, et toi Tom tu dois tout regarder et si vous n'obéissez pas c'est un trou de plus dans le corps de votre cher jumeau.

En clair si Tom désobéit je m'en mange une et si c'est moi, elle est pour lui.
Kurtis défait sa ceinture d'une main tout en nous surveillant.

Nous pouvons commencer la partie. Jubile-t-il en baissant son pantalon.

Il reprend :

- A genoux

- Non Bill ! Pitié, l'obligez pas à faire ça je ferai tout ce que vous voudrez !

- Ce que je veux c'est que tu ferme ta gueule ! Sinon « boum ».


Je le fais alors que son sexe déjà dur s'érige devant moi. Je ne peux pas, j'ai la nausée. J'essaie de penser à autre chose, alors que j'englobe sa virilité dans ma bouche. Mais comment penser à autre chose alors que la personne qui vous viole pointe un flingue sur la personne que vous aimez le plus au monde?

Il enfonce son pénis au fond de ma gorge tout en s'agrippant à mes cheveux. Un haut le coeur remonte de mon estomac. Une larme dévale le long de ma joue. Je sens le goût du liquide âcre, dégoûtant, amer s'écraser sur ma langue. Ses doigts s'enfoncent plus profondément dans ma chevelure brune, comme des serpents et son emprise se referme sur moi. Je ne peux pas croire ce que je suis en train de faire, j'ai l'impression de regarder un film, de voir les personnages agir sans pouvoir les en empêcher, les voir faire des bêtises et les laisser. Je suis spectateur de moi même. J'ai besoin de me détacher de tout ça, de ne plus voir cette touffe de poils sombres, de ne plus sentir ce sexe pulser sous ma langue sinon mon coeur ne tiendra pas.

- Bill, déshabille toi, allonge toi sur le lit, et à quatre pattes face à Tom !


Je ne bouge pas je suis tétanisé mais quand il menace mon frère mes jambes obéissent d'elles même. Tom me supplie du regard de ne pas faire ce que Kurtis m'ordonne mais après tout c'est pour son bien. Je préfèrerais mourir plutôt qu'on lui fasse du mal.

Je m'exécute à contre c½ur tentant de retenir mes larmes. Je n'ai pas le choix. Si je le fais, c'est pour lui, pour nous. Je dois être fort, je dois prendre sur moi...

Je retire mon T-shirt laissant voir mes tatouages, puis le reste de mes vêtements jusqu'à me retrouver en boxer. Je me mets à genoux sur le lit avec pour seule vue Tom devant moi. Je prie pour que tout se termine le plus vite possible en sentant mon dernier vêtement céder. Je baisse la tête honteux de regarder mon frère qui à pourtant si peur pour moi.

Une main répugnante me forcer à ouvrir les yeux. Le pistolet est à coté de mon visage, braquée sur Tom, ce qui me rappelle les règles de son « jeu ». Je n'ai pas le temps de me préparer ni mentalement ni physiquement qu'il me pénètre sauvagement m'arrachant un cri de douleur. Mon jumeau tente désespérément de retenir un sanglot sous l'effroi de la scène. Des va et vient tous plus monstrueux les uns que les autres commencent alors en moi.

J'ai l'impression que mon corps se déchire en deux. Mes entrailles me brûlent. Je n'ai plus d'âme, mon coeur a explosé. Je ne suis plus qu'un corps vide, parcouru de douleur. Je ne suis plus qu'un bout de viande qu'on baise. Un objet. Un animal qui obéit aveuglément. Je suis aveuglé par mon amour pour mon frère au point de pouvoir tout endurer.

J'ai si mal et pourtant ce n'est rien comparé à ce que Tom endure. Je ne sais pas ce qui est le plus dur : la souffrance ou savoir qu'il m'observe. C'en ai trop pour moi je ne peux retenir ces larmes qui perlent déjà sur mes joues.

Je m'accroche aux draps tandis que les pénétrations sont de plus en plus violentes. Il donne des coups secs. Ses hanches tapent contre mes fesses.
Je peux sentir son souffle derrière moi. Je l'entends qui gémit doucement. Il tire un peu plus sur mes cheveux, me ramenant vers lui, collant nos corps, le sien en sueur. Je me répugne, il me répugne. Je remarque que Tom a fermé les yeux. Il a détourné la tête. Lui non plus n'en supportera pas d'avantage.

Le métal froid sur ma main, une détonation, la douleur, un cri ; il a suffit d'une seconde pour qu'il oublie les règle et une seconde pour qu'on les lui rappelle. Il s'en veut mais le mal est déjà fait. Un liquide rouge s'étend sur les draps blancs de notre lit. Du sang, mon sang, notre sang... qui coule juste pour une inattention.

-J't'avais prévenu, si tu veux pas que Bill ressemble à un gruyère tu REGARDE !


Il reprend ses pénétrations alors que je suis à demi conscient. La voix de Tom le suppliant d'arrêter résonne comme un écho. Ma tête tourne. J'ai mal partout et j'ai l'impression d'être vidé... Je n'ai plus la force de m'accrocher, mon corps se décrispe, mes muscles se détendent. Je suis ballotté au gré des allers-retours que Kurtis effectue en moi. Je lâche, je pars loin, je n'arrive pas à rester pour Tom. Je ne peux pas lutter contre l'engourdissement.

- ARRETE !! Tu vas le tuer ! Il perd son sang ! Prends moi à sa place !

La dernière phrase me fait revenir à la réalité. Je ne peux pas le laisser seul face à Kurtis, qui s'arrête quelques secondes pour réfléchir à cette « proposition ». Non, je refuse qu'il le touche. Ce n'est pas à lui de subir tout ça ! C'est moi qui aie détruit notre carrière, il n'y a que moi, qui mérite ce sort. Personne ne le touchera. C'est mon frère, mon amant, il est mien. Personne ne doit poser la main sur lui. Il est si pur, il ne peut pas. Il ne sait pas ce que c'est, il divague, il ne peut pas se donner à ce monstre !

Dans un élan d'adrénaline, je me redresse et lui assène un coup de coude dans le nez, chose qui le fait tomber en arrière. Je ne veux pas qu'il approche Tom, je ne veux pas...une nouvelle détonation retentit, quelque chose siffle tout près de mon oreille. Mon erreur a été de vouloir faire en sorte que Kurtis ne fasse rien à mon double, mais je n'ai fait que l'énerver.

La balle s'écrase dans le mur, à quelques centimètres de la tête de mon guitariste, Dieu merci, elle ne l'a pas touché, pourtant cette chose liquide glisse le long de mon torse. Je ne comprends pas, je ne ressens aucune douleur, juste une froideur particulière dans mon cou. Ma main tâte automatiquement ce qui ressemble à une blessure. Le visage de mon frère, se déforme dans un hurlement.

-BILL !!! TA VEINE !! TU SAIGNES !!


J'essaie de lui parler, de lui demander où il veut en venir, mais la seule chose qui s'échappe de ma bouche est un mélange de salive et de sang. Je m'étale épuisé et regarde la scène impuissant tandis que mon corps se teint d'une couleur pourpre. Encore du sang ?

Mon agresseur descend du lit en criant :
- Merde putain ta carotide! T'as vu la connerie que tu m'as fait faire ?!

Quoi ? Ma carotide... elle est percée ? C'était donc ça... Je souris malgré moi, ce qui compte c'est que LUI ne soit pas blessé. Kurtis lâche son arme et s'enfuit en courant devant ce bain de sang dont il est l'auteur.

Tom, debout, essaie de se libérer pour venir m'aider, mais en vain. Les menottes commencent à lui entailler les poignets plus profondément. Il se débat comme un fou en tirant sur ses liens, toujours hurlant mon nom. Un torrent de larmes parcoure inlassablement ses joues rougies.

-NON, BILL ! Me laisse pas, tiens le coup ! J'vais appeler les secours, j'vais y arriver, t'endors pas ! Parle moi Bill ! Jt'en supplie me laisse pas, j'suis rien sans toi. Non me laisse pas, t'as pas le droit, t'es ma moitié ! Je... Je t'aime Bill...
Il parvient à lire sur mes lèvres le « je t'aime » que j'essaie de murmurer.

- Moi aussi JE T'AIME BILL !!

Je sens mes dernières forces me quitter petit à petit. Tu y arriveras sûrement mais moi non. Mes yeux se ferment tout seuls et ta voix est si lointaine. Peut être as-tu arrêté de crier car je n'entends plus ta voix, je ne vois d'ailleurs plus ton visage. Il n'y a que le froid qui m'envahit et le noir qui m'entoure. C'est si vide ici. J'ai tellement besoin de toi à mes côtés. Ne me laisse pas.


[Fin POV Bill]

Il y aura un épilogue histoire d'expliquer comment Kurtis est arrivé là et ce qui arrive à Tom

# Online seit Donnerstag, 18. September, 2008 um 16:35

Geändert am Donnerstag, 20. November, 2008 um 15:49

Epilogue (ou pas)

Franchement j'ai pas été une connasse
Bon OK j'ai mis du temps à écrire cette fic, mais au moins je l'ai fine
J'pense que j'ai mis pas mal de sentiments, d'action et de lemons dedans
Le début est pas super mais en un an et demi j'me suis améliorée.
En tout cas je m'attendais plus qu'à 40commentaires pour le chapitre finale
Surtout avec cette fin tragique T-T
Le pire c'est que y'a 3jours j'au eu 40vistes et pas le moindre com!
C'est pas bien de consommer sans payer
Bref ça me démoralise un peu
L'épilogue viendra quand je serai plus motivée ou inspirée
Et ça peut être aussi bien ce soir que le mois prochain!

Pour Lizzie (faudrait que tu me laisses l'adresse de ton blog si tu en as un, que je puisse te répondre directement) = OUI il y aura bien un épilogue mais je veux qu'il soit parfait, je réfléchis bien à tous les détails, mais je sais comment il sera.

# Online seit Donnerstag, 16. Oktober, 2008 um 13:38

Geändert am Sonntag, 16. November, 2008 um 15:42