Chapitre 8

Chapitre 8
Ca fait trois jours. Trois putains de jours que je tente par tous les moyens
de l'éviter et de ne pas rester seul avec lui. C'est bien sûr impossible
sachant qu'on est dans la même cellule mais je fais mon maximum.

Trois jours de regards insistants de sa part, et fuyants de la mienne.
Il sait que j'ai peur de lui et il en joue. Il n'a pourtant rien retenté mais je
sais qu'il va le faire. Quand ? Quand je serai moins sur mes gardes
peut-être... Pour l'instant il voit que j'ai les nerfs à vif et ne me parle pas,
continuant de me torturer avec les yeux.

Là j'en peux plus je suis au bord de la dépression. C'est une sorte de
suspense insoutenable. J'ai même envie de lui demander d'en finir ;
qu'il m prenne une bonne fois pour toute et que ce manège s'arrête.
Je ne suis cependant pas assez fou pour ça et je pense que de toutes
manières, une fois qu'il l'aura fait, ce ne sera pas terminé. Pourquoi se
contenterait-il d'une seule et unique fois sachant qu'il peut profiter de moi
tous les jours ?

Je l'ai croisé dans les douches tout à l'heure ; il m'a frôlé et murmuré
un « t'as aimé » à peine audible. Mon c½ur a décollé croyant qu'il s'était
enfin décidé à me... violer, mais non il a continué son chemin.
Mon repas est posé devant moi, je n'y ai pas touché, je n'ai pas faim.
J'ai presque envie de vomir. Je me sens tellement sale et pathétique.
Je n'ai même pas su me défendre... Je veux être près cette fois, c'est
pour ça que je ne dors quasiment plus. Je me repose pendant les
quartiers libres, dans des endroits remplis de monde. La nuit je reste sur
mon lit, somnolant mes surveillant et guettant le moindre bruit. Quand il
descend de sa couchette je fais semblant de dormir, le couteau que j'ai
dérobé en cuisines serré fermement dans ma main.

Heureusement que Sven est là. Il ne sait pas exactement ce qu'il se
passe, juste que Kurtis est dangereux. Il me montre que je peux compter
sur lui. Pendant qu'on travaille, il me change les idées, toujours en train
de blaguer.

En ce moment je suis dans ma cellule, Sven n'est pas en train de me
distraire et je suis a la merci de Kurtis. J'ai peur. Je ne cesse de réfléchir
mais je sens mes yeux se fermer à contrecoeur. Non je ne dois pas
craquer... trop dur de résister... Mes muscles se relâchent et je suis
apaisé. Il n'y a plus rien que le noir et le silence. Le sommeil m'emporte.

Je ne sais pas combien de temps j'ai dormi mais quand je me réveille, son
visage est au dessus du mien. Il est assis a califourchon sur mon bassin
et caresse mes cheveux. Je ne vois aucune tendresse dans son regard.
Je tente de me relever mais il appuie sur mon épaule me forçant à me
rallonger ; puis il plaque une main sur ma bouche. Je... je ne réalise pas.
Toute la pression de ces derniers jours refait surface et me prend à la
gorge. J'étouffe un sanglot mais ne peu retenir une série de larmes qui
coulent comme une rivière et se perdent dans mes cheveux. Il ne fait rien
d'entreprenant mais j'ai peur voilà tout. Je suis comme un enfant perdu,
une pauvre chose meurtrie, je n'ai plus aucune volonté ni aucune
défense, plus de pensée, rien, la peur...

Il passe avidement sa langue sur ses lèvres et glisse sa main libre sur
mon torse. Il se stoppe au bas de ma chemise qu'il soulève pour admirer
mon tatouage en étoile. Il tapote ma peau du bout des doigts. Il franchit
la barrière de mon pantalon et je sui secoué de tremblements.
Je ne maîtrise plus mon corps, il a le contrôle.
Bordel j'peux pas le laisser faire ça ! Je préfère crever que de sentir sa
paume sur mon entrejambe comme à cet instant. Je préfère crever que
d'entendre son rire comme à cet instant. Je préfère crever que de le voir
se pencher et endurer son souffle dans mon cou comme à cet instant.
Je préfère crever plutôt que d'éprouver du plaisir à cause des caresses
sur mon sexe comme... comme à cet instant.
Pitié je veux crever...

Soudain, tout s'arrête ; IL s'arrête. Il part subitement en courant sur son
lit. Je me redresse sur mes coudes, incrédule. Je suis tellement heureux
que ce soit finit mais je ne comprends pas... Il n'a même pas été jusqu'au
bout, je n'ai pas eu à en supporter plus. Puis je capte... j'entends les pas
du gardien et les clefs de son trousseau qui s'entrechoquent.
Alors c'est ça... il avait peur qu'on le surprenne.
Le surveillant ouvre la cellule et déclare sèchement :

- Kaulitz, t'as d'la visite !

Seigneur Jésus la Vierge Marie les Anges et tous les Saints Lucifer ta
cousine et ton frigo ! Qui est mon sauveur ??? Je me dépêche de quitter
la pièce et suis l'homme. Cette fois, la salle des visites est vide.
Je m'assoie et je suis seul, seul face à mon jumeau...

# Posté le lundi 27 août 2007 15:56

Modifié le jeudi 20 novembre 2008 15:27

Chapitre 9

Chapitre 9
Je m'assoie et je suis seul, seul face à mon jumeau...
J'attrape vite le téléphone et murmure soulagé :

- Tom...

Il s'affale sur son siège, blasé. Il ne sourit pas. Il n'a pas l'air spécialement
heureux de me voir

- En personne, me répond-il

De toute manière à quoi je m'attendait ? A des effusions ? De sa part,
il ne fallait pas rêver... Il n'a jamais été très démonstratif.
Mais moi je suis si content qu'il vienne me rendre visite.

- Ca... ça va ? Je lui demande

- Oui, je suis toujours d'attaque.

C'est bien lui, même avec ces énormes cernes il ne s'avoue pas vaincu.
Il est vraiment trop fier et orgueilleux pour ça.

- Et toi ? La prison t'a un peu endurci ?

OK, il veut jouer à ça... Je sourit faussement et imite son ton ironique :

- Si tu savais...

- Et t'as à manger au moins ? T'as l'air plus maigre qu'avant...


Je vois... Il est venu plus pour se foutre de ma gueule qu'autre chose.

Georg a dû tellement insisté pour qu'il se déplace qu'il a finit par dire oui
mais en réalité je me rends bien compte que ça ne l'enchante pas d'être
là. Je lui réponds :

- Tu t'inquiètes pour moi ?

- Bah oui, je suis ton grand frère Macky, ne l'oublie pas.

- De 10minutes !
Je me défends

- Pourtant 10minutes c'est le temps qu'il t'a fallu pour foutre nos vies en
l'air, petit frère,
dit il froidement en s'approchant de la vitre.

Je me recule et déglutis. Nos faux sourires s'effacent. En fait je ne sais
plus trop si j'ai envie de le voir. Pour ne pas montrer qu'il m'intimide,
je prends moi aussi le même ton glacial :

- Si t'es venu pour me faire la morale, tu peux repartir.

Il me répond mi-lassé mi-énervé :

- Putain Bill mais tu comprends pas ?! Là dehors tout le monde est contre
nous ! Tu crois que c'est facile pour moi d'être le frère du gar le plus
détesté d'Allemagne ?!


Ces derniers mots me claquent en plein visage. C'est vrai que depuis que
je suis ici je suis coupé du monde mais j'ai du mal à croire que les gens
pensent ça de moi. Ca me déçoit. Et puis passer si vite du statut de
« star du rock » à « sale pédé violent » c'est dur à assumer... Et avec tout
ce qui m'arrive en ce moment en prison... Mes yeux me piquent ; non je
ne dois pas montrer ma faiblesse :

- Pff, alors dans ce cas là tu vaut pas mieux que les autres gens...

Un silence s'installe je n'ose plus le regarder dans les yeux. Alors que je
tente désespérément de retenir mes larmes je lui demande :

- Pourquoi... pourquoi toi et moi c'est plus comme avant ?

Il se lève et me réponds dégoûté :

- Parce que t'as tout gâché...

Et il s'en va sans un regard, sans un « au revoir ».


On me raccompagne à ma cellule. Le gardien ne comprend pas pourquoi
je pleure. Pour lui ça ne fait qu'affirmer le fait que je suis une tapette.
Mais il ne sait pas qu'on fond de moi c'est comme si je venais de recevoir
des coups de couteau de la seule personne sur qui je pouvais encore
compter. La seule personne qui m'a toujours compris, toujours
accompagné, toujours soutenu, toujours aimé et qui un beau jour me
lâche pour une erreur. Pourtant le soir où tout a basculé... il m'avait
promis que tout irait bien, il me disait des choses rassurantes, il me
comprenait alors pourquoi se revirement soudain ? Pourquoi suivre ce
que les gens pensent ? Pourquoi lui qui me connaît si bien réagit comme
eux qui ne savent rien de moi, de ma vie ? Pourquoi il m'en veut à ce
point ? Pourquoi il me traite comme un étranger ? Je ne me soucis plus
de mon image, de ma popularité, je m'en fiche que les gens me rejettent,
mais quand c'est lui c'est autre chose... lui c'est mon frère, ma vie et si il
n'est plus là pour moi, alors je n'ai plus rien. Pourquoi il m'abandonne
comme ça ? Tom...

# Posté le mercredi 05 septembre 2007 09:13

Modifié le jeudi 20 novembre 2008 15:29

Chapitre 10

Chapitre 10
Je rentre dans ma cellule, perdu dans mes pensées. Les larmes continuent
de couler sur mes joues, alors que Kurtis me traite de tapette.
Je ne réplique pas, si ça lui fait plaisir de dire ça...De toute manière,
il ne peut pas comprendre. Je m'assois sur mon lit et enfouis ma tête dans
mes mains. Mes lèvres laissent s'échapper quelques sanglots, et j'entends
que lui, rit aux éclats. Apparemment, ça l'amuse de me voir triste et
abattus, je ne sas pas ce que ça lui apporte de me faire du mal, il semble
juste réjouit de ma faiblesse, je crois qu'il aime se sentir supérieur, c'est
tout...Putain j'le déteste ! J'ai envie qu'il ferme sa gueule et qu'il arrête de
rire, mais il continu et sa voix résonne dans la pièce. Je me lève
soudainement et tape du poing, contre le mur, en hurlant :

- Ta Gueule ! Ferme ta putain de gueule !

Il se stoppe instantanément, surprit ; Puis, s'approche de moi, énervé.


- Et qu'est ce que tu vas me faire ?

Je ne réponds pas, je ne peux rien faire en fait...
Il reprend :

- Hein ?! Tu te crois en position de force ?...Tu réponds pas ?
...Sale tapette...


En guise de réponse je lui crache à la gueule en murmurant :

- Tu me dégoûte...

Il réplique aussitôt en m'attrapant par le col, et en m'assenant un coup de
poing. Ca m'étourdit et je tombe à genou. Il me reste néanmoins assez
de lucidité, pour me souvenir que j'ai un couteau dans ma poche. En une
fraction de seconde, je m'en saisis et le lui plante dans la cuisse.
Il pousse un cri d'animal blessé, en retirant l'arme avec laquelle il me
menace ensuite. Je recule inextrêmiste, en m'aidant de mes bras et mes
jambes, glissant sur le sol froid, car je suis trop sonné pour me relever.
Il se dirige vers moi, en boitant, la lame levée, prête à trancher ma chair.
Et là, l'instinct de survie ou je ne sais quoi, me pousse dans un élan de
courage, à me jeter à ses pieds et à enfoncer mes doigts dans sa plaie
ouverte. Sous la douleur, il hurle à nouveau, avant de s'évanouir.
Je me relève et reste choqué devant cette scène. Son sang commence à
couler ! C'est pas possible ça ! Comment je fais pour me foutre dans des
situations pareilles ? Bordel ! J'aurais rien dû dire ! il m'aurait pas fait
chier !
Tout à coup, deux gardiens enserrent mes bras et m'extirpent hors de la
pièce et de ce bain de sang ! Avec toutes ces émotions, je ne les avais
pas entendu arriver ! Ils m'emmènent, je ne sais où dans la prison, et me
balance dans une cellule sans lumière, sans fenêtre.

[...]

Les secondes paraissent des heures, et les jours d'interminables mois !
et Tous ça pour moi, c'est l'éternité...Bien que ça me semble long, d'après
le nombre de repas qu'ils m'ont servit, ça ne fait que 5 jours que je suis
enfermé là. Selon eux, je suis ici pour « méditer sur mon attitude ».
Pfff...je suis là parce qu'ils m'aiment pas...c'est tout...'fin aussi parce que
j'ai planté mon compagnon de cellule ! XD ! J'allais pas le laisser me
frapper et me violer quand même !! Si ?! Bandes perverses va !
Bref, le principal c'est qu'ils vont pas nous remettre ensemble ;
Maintenant 'va juste pas falloir que j'le croise, sous
peine...de...Hum...représailles ! =S
Qu'entends-je ?! (Ou la ! attention ! poète en mode *on*) Ne serait-ce
point le délicieux cliquetique de la délivrance ?! (les clés dans la serrure,
pour les non littéraires) Mais si ! Ma fidèle oreille ne m'a point trompé !
(*off*) Quoi ?! C'est ce sale connard de Robert qui vient m'ouvrir ?!
Je vous avais pas encore parlé de Robert je crois...Bah en fait, c'est le chef
des gardiens, c'est lui qui vient me chercher quand j'ai de la visite,
mais bon, lui et son collègue Collins, ils m'aiment pas ! C'est eux qui
m'ont foutu dans ce trou, et apparemment, il est pas très content de m'en
sortir. Niark Niark ! Moi au contraire, j'aborde fièrement, mon plus grand
sourire. Il me lance un regard de la mort qui tue ! AH ! Il l'a dans le cul !

- Kaulitz ! Ramène toi ! Tu peux sortir, on va te remettre dans ta cellule !

Je passe devant lui en le narguant.

- Et retire moi ce sourire de ton visage avant que j'te pète tout tes dents.

XD ! Faut pas me le dire deux fois ! J'ai pas envie de me retrouver avec
un dentier ! N'empêche, sa menace prouve qu'il la bien profond.
(oui je sais, où est passée tout la poésie de mon vocabulaire ? [dans le
cul à Robert ! xD] Vous voyez ! c'est poétique : ça rime [ Ok ma gueule])
Je quitte donc une cage pour en trouver une autre et quand j'arrive, mes
yeux s'écarquillent et...Mein Gott !
Est-ce que je vois bien ce que je suis en train de voir ?! (je sais c'est pas
allemand !) Mon visage se décompose.

- Alors Kaulitz, Tu dis pas bonjour à ton ami ?

Je...je comprends pas pourquoi...pourquoi il m'ont mit avec LUI...

- Je...pourquoi on est dans la même cellule ?

- Allons...on sait que t'es pas un violent...t'as dérapé...
(Nan ! j'ai des
carottes rapées ! --''
), mais t'a eu le temps de réfléchir. Et maintenant
que t'as plus d'arme, ça va être dur de planter ton colocataire.


Oui mais comment je vais me défendre face à lui ?! face à Kurtis ? surtout
qu'il va bien me faire payer.

- Je vous laisse...amusez vous bien tout les deux !

La putain de ta grand-mère la salope !!! (Sorry, fallait que ça sorte)
Maintenant, il va bien se foutre de ma gueule le Robert.

[la suite après la pub ! =D]

La journée s'est passé sans aucun échange de mot. Kurtis ne m'adresse
même pas un regard, mais je ne vais pas m'en plaindre. Son attitude
distante est étrange. Je ne pense pas l'avoir traumatisé au point qu'il aie
peur de m'approcher mais peut être qu'il a juste décidé d'arrêter de me
chercher. Au final son attitude actuelle n'est pas mauvaise. Ca aurait dû
être comme ça depuis le début : chacun dans son coin. Au moins il n'y
aurait pas eu de « dérapages ».

Le soir j'apprécie d'autant plus ma cellule et mon lit que j'ai passé
plusieurs jours dans un trou.
Mes bras enserrent mon oreiller et j'enfouie ma tête dedans, laissant le
sommeil m'envelopper.


Je suis réveillé par le froid à je ne sais quelle heure de la nuit
(ou du matin ?) par le froid et je cherche à taton ma couverture qui a du
tomber. Quelque chose attrape mon poignet et le passe dans mon dos en
une clef de bras qui me force à rester à plas ventre.
Je suis encore comateux et je ne comprends rien...

- Quèskispasse ?

Pourquoi j'ai dit ça à haute voix ? XD

-Bill...

Ce murmure à mon oreille... Kurtis ? C'était trop beau pour être vrai cette
tranquillité...

- ... tu sais ce qu'on fait aux enfants qui font des bêtises ? Non ?...
on les punie.


[...]

# Posté le lundi 08 octobre 2007 10:51

Modifié le jeudi 20 novembre 2008 15:29

Chapitre 11

Chapitre 11
- ... tu sais ce qu'on fait aux enfants qui font des bêtises ? Non ?...
on les punie.


A ces mots, mon ventre se noue. Je ne veux pas savoir ce qu'il compte me faire,
je veux m'évanouir pour ne rien sentir, sombrer dans l'inconscience.
Je ne sais pas quoi faire, comme à chaque fois qu'il me fait des avances je suis
totalement paralysé. J'ai tellement peur.

Il baisse mon pantalon et je sens déjà son érection en bas de mon dos.
Est-ce qu'il va vraiment le faire ? Et pourquoi il ne le ferait pas après tout,
puisque je le laisse... Il s'allonge un peu sur moi et me susurre :

- Je vais te baiser Bill, et toi tu vas aimer...

- Tu... tu me dégoûtes,
j'arrive avec peine à articuler.

- Oh... tu me rends triste, ça me vexe ce que tu me dis. Ne m'oblige pas à me
servir de ça,
continue-t-il en me montrant une lame qui brille légèrement à la
lumière de la lune que le carreau laisse filtrer ; moi aussi je peux avoir un
couteau tu sais... et moi aussi je peux m'en servir
.

La il n'est plus question de s'opposer, c'est ma vie qui est en jeu. Après ce que je lui
ai fait, il ne se gênerait pas pour l'utiliser. Alors, à contre c½ur, tandis que toute
mon âme me supplie de répliquer, de le repousser, de faire quelque chose,
je laisse un premier doigt entrer dans mon corps. C'est douloureux, mais ça ne
l'est pas plus qu'une lame tranchant mes chaires. Un deuxième puis un
troisième doigt s'introduisent dans mon anus. Je me crispe. Il les fait bouger
pour que je m'habitue mais jamais je ne le pourrais. C'est atroce, je gémis de
douleur.

- Chuuut, tu ne voudrais pas alerter les gardiens et me forcer à faire une bêtise...

C'est de plus en plus dur de contenir mes cris mais je dois le faire. Il retire ses
doigts et ma respiration se coupe quand je sens son sexe me pénétrer
doucement. Je pense qu'il ne veut pas me brusquer mais... je me trompe, il
entame des va-et-vient rapides. Il s'accroche à mes anches et enfonce ses
ongles dans ma peau. Je souffre, c'est horrible, je me dégoûte de moi-même.
Comment est-ce que je peux le laisser faire ça ? Pourquoi je ne me rebelle pas ?
Parce qu'il risque de me tuer ? Jm'en fiche, de toute façon j'ai qu'une envie c'est
crever. Je veux que tout s'arrête, qu'il s'arrête. Je ne veux plus sentir son odeur,
son corps contre le mien. Je ne veux pas de ça. Je veux qu'il arrête de me baiser
violemment. Les larmes coulent sur mon visage, leur flot est ininterrompu.
Son bassin tape contre mes fesses, ses pénétrations sont de plus en plus
profondes. Il prend son pied... je ne ressens pas le moindre plaisir. Il se stoppe
quelques secondes et étouffe un râle en se déversant en moi.

Il se rhabille et remonte sur son lit. Je ne bouge pas, je suis totalement
désemparé, mes joues sont rougies par mes pleurs et ça me brûle. Je reste
comme ça plusieurs minutes, heures ? Je finis par m'endormir au levé du jour.


Du sang : c'est ce qui tâche mes draps quand je me réveille. J'vais dire quoi aux
gardiens pour leur expliquer ça ? J'vais bien trouver une excuse bidon...

[...]

C'est Noël.
La neige a déjà recouvert la cours principale depuis plusieurs jours et le froid
s'est intensifié. Quoi ? Comment ça je fais comme si de rien n'était ? Mon viol,
j'en ai parlé à personne... Pourquoi MON viol, c'est plutôt MES violS... Cela fait
plus d'une semaine que tous les soirs Kurtis descend dans mon pieu pour
m'enculer sauvagement. C'est toujours aussi atroce, je me sens toujours aussi
mal, toujours la même façon de procéder, toujours souillé, toujours envie
d'oublier. Rien qu'a y repenser j'en ai la gerbe. Le pire c'est que je suis obligé de
ME laisser faire, obligé de LE laisser faire. J'veux pas me rappeler, j'veux ma
casser d'ici et ne plus penser à tout ça, toute cette merde qui m'arrive...

Quartier libre, je marche vers la salle où y'a la télévision. Sans cesse sur la
même chaîne d'information, le truc bien chiant. Sven vient vers moi
apparemment pressé de me dire un truc mais il est devancé par
quelqu'un qui me crie :

- Hey Kaulitz, tu vas être tonton !

Quoi ? de quoi il me parle lui? Sven est très gêné, comme si il allait m'annoncer
la mort de quelqu'un. Il se passe quoi ? Crache le morceau !

- Ton frère...il... non j'peux pas expliquer, regarde plutôt la télé...

Je m'approche du poste qui est placé en hauteur pour éviter qu'un idiot ne le
casse. Je tends l'oreille pour entendre. Une blondasse est interviewé.

« J'ai rencontré Tom Kaulitz dans un bar et on a commencé à parler et à boire.
A la fin de la soirée on était assez bourrés l'un comme l'autre et on a fini chez lui.
Cependant je me suis rendu compte que j'avais un retard et comme on s'était
pas protégé... le test de grossesse s'est avéré positif. Je peux désormais dire que
Tom est le père de mon enfant.


Journaliste : Après tout ce qui lui arrive en ce moment, la chute de sa carrière,
son frère en prison, comment le père, Tom Kaulitz ex-membre du groupe Tokio
Hotel, va-t-il réagir à cette déclaration ?
»

Je sens mon c½ur se serrer. Comment c'est possible ?
Je n'en reviens pas, je dois faire un cauchemar !

- Ca passe en boucle depuis tout à l'heure.
Ca à l'air sérieux...
déclara doucement Sven

- Je... Il m'en aurait parlé, je suis son jumeau... il... m'a oublié...

Je suis sous le choc et mon ami me raccompagne à ma cellule, me murmurant
des paroles rassurantes que je n'entends même pas. Je suis complètement
déconnecté du monde. J'ai du mal à encaisser la nouvelle.

J'veux lui parler, le voir, qu'il m'explique, qu'il me dise que c'est faux, qu'elle
ment, qu'il a pas fait ça, qu'il est pas assez con pour le faire, qu'il avait mis un
capote, ou alors tout simplement qu'il n'a jamais vu cette nana de sa vie. Mais
je sais, je sais comment il est, je sais qu'il est capable de foirer comme ça, foirer
sa vie comme je l'ai fait. Peut-être même que c'est une vengeance, qu'il en
rajoute une couche, notre réputation déjà bien salie par tout ce que les médias
disent. Tom... où es-tu maintenant ? Pourquoi tu m'as laissé seul ici ? Pourquoi
ce soir là tu m'as promis que tout irait bien et que, une fois rentré à la maison,
tu ne m'adressais plus la parole ? Pourquoi tu me juges comme les autres,
pourquoi tu fais le fier ? Pourquoi je me sens si perdu quand tu n'es pas là ?
Pourquoi j'ai tant besoin de ton soutient ? Pourquoi j'ai l'impression d'être un
étranger ?

Un jour je te cracherais ces questions au visage,
et ce jour tu devras me répondre.

# Posté le lundi 29 octobre 2007 19:32

Modifié le jeudi 20 novembre 2008 15:32

Chapitre 12

Chapitre 12
C'est le pire Noël que j'ai passé.
La nouvelle comme quoi Tom serait papa... ça m'est tombé
dessus sans que je m'y attende.
Comme si j'avais besoin de ça en ce moment !
Point positif ? Georg et Gustav son passé me voir...


* Flash Back *

- Salut les gars, jm'attendais pas à vous voir aujourd'hui.

- On a quand même réussit à te caser dans notre emplois du temps
surchargé
, plaisanta le batteur.

- Alors vous avez eu de beaux cadeaux ? Je demande

- Et bien moi je vais manger au restaurant avec mes parents et ma s½ur,
je ne sais pas trop ce qu'ils vont m'offrir...
continue-t-il

- Moi, j'vais dîner dans la famille de Sarah (sa fiancé) et elle m'a offert
un magnifique porte clef en argent
. Dit Georg.

- Et bien Tom et moi pour Noël on a un bébé. Je ris faussement.

- Ah... alors toi aussi t'es au courant de cette rumeur...

- C'est une vraie surprise ! Jm'y attendais pas du tout à celle là !

- Nous non plus, il nous en a absolument pas parlé, on a vu ça à la TV.

Déclare Georg

- Je sais même pas si il est au courant... je pense qu'on prend cette
histoire trop au sérieux, après tout ce ne serait pas la première fois
qu'une groupie prétend s'être fait Tom.


Un court silence s'installe. Gustav a raison sur ce coup là. On croit ce que dit
cette nana mais on n'a pas écouté la version de Tom. Le batteur continue :

- J'vois bien que t'es pas rassuré Bill, en plus d'après ce que j'ai compris
ça va pas trop entre lui et toi en ce moment. J'vais lui téléphoner ce
soir, savoir ce qu'il en est... et puis j'vais essayer de le convaincre
de revenir.

- Non, j'veux plus que quelqu'un le force à me voir. La dernière fois ça
s'est mal passé. C'est gentil de votre part d'essayer de nous réconcilier
mais si il ne fait pas d'effort de son côté...
Par contre si tu veux avoir des information sur sa paternité sa
m'intéresse, j'veux savoir si j'dois attendre l'arrivée d'un petit neveu
ou pas...


* Fin du Flash Back *


Tiens, c'est l'heure. Tout le monde dort et Kurtis soulève mes couvertures.
Je me retourne sur le ventre. Je m'habitue. Ca fait une semaine que ce petit
manège dure, je n'essaie même pas de me rebeller, car je n'oublie pas qu'il a
toujours ce couteau pointé sur ma gorge... Il descend mon bas et enfonce son
sexe en moi. Ma respiration se coupe. Il entame des pénétrations rapides,
presque violentes : ce soir ça ira vite. Je m'habitue

J'ai toujours mal, mais ce n'est pas pire que le premier soir. Je m'habitue.
Sa manière de baiser est toujours la même. Il s'essouffle derrière moi pendant
près de vingt cinq minutes avant de se libérer ; moi j'attends que ça se finisse
et retiens mes cris. Je m'habitue. Je m'essuie et me rhabille puis m'endors.
Je m'habitue

Les jours, les nuits passent, similaires, toujours égaux à eux même. Il vient me
voir tous les soirs depuis maintenant plus d'un mois. Je compte les jours qu'il
me reste à endurer mais après tout maintenant je me suis habitué.

[...]

La rumeur sur Tom, celles sur moi, tout ça a lassé les journaux ; ils ont fini par
nous oublier. Entre temps, Gustav et Georg sont revenus me voir et ils m'ont
annoncé que la fille était une menteuse, enfin du moins c'est ce que Tom dit
U_U Après on est jamais sûr de rien... j'attends de lui demander en face si c'est
vrai ou pas. Et puis... je sais quand il ment.

Comme quand on était petits...


* Flash Back *

- Tom, c'est toi qui as touché à mon stylo préféré ?

- Non !
*ange*

- Tu l'as mis où ?

- C'est pas moi qui y aie touché j'te dis !

- D'accord...


2min plus tard...

- TOM !

- Quoi ?

- Qu'est ce que fait MON stylo dans TA trousse ?

- Il allait draguer mon crayon à papier...

- Haha ! Très drôle !

- Pourquoi t'as fouillé dans mes affaires d'abord ? Mamaaaaaaan Bill il a fouillé dans mes affaires !

- Et Tom il m'a volé mon stylo !


* Fin Flash Back *


Mon c½ur se serre en souvenir du bon temps. Le temps où on se chamaillait, le
temps où Tom m'adressait encore la parole... Une larme perle sur ma joue.
Saloperie ! J'suis trop émotif c'est pas possible ! J'ai gagné les Echos Awards, les
Comet Awards, les EMA's Awards... et j'ai même pas pleuré et là je me rappelle
que Tom m'a volé un stylo et je chiale comme une gonzesse, j'vais pas bien !

La goutte salée sèche au vent. Il fait vraiment froid, c'est l'hiver, on est en
février et j'attends dehors, devant la prison, que Gustav vienne me chercher
pour me ramener chez moi. D'ailleurs, j'entends un bruit de moteur et une
voiture se profile à l'horizon. Il est venu le jour de ma sortie,
il est venu le jour où j'aurais le droit à mes explications !

# Posté le vendredi 02 novembre 2007 15:46

Modifié le jeudi 20 novembre 2008 15:33