Chapitre 3

 Chapitre 3
Les douches... le seul endroit où je ne pense à rien. En plus là j'ai vraiment
besoin de penser à rien. Avec tout ce que Georg vient de me dire mon cerveau
est en saturation totale. Je sais même pas comment j'ai encore la force de
réfléchir !

Bon, j'ai des vêtements propres posés sur mon lit. Quelle douce attention de leur
part (ironique). Je sors de ma cellule et me dirige vers les sanitaires. Bien sûr,
les douches sont communes –' mais bon, on a quand même une porte pour un
minimum d'intimité.

Bref, je retire mes vêtements et me glisse sous l'eau brûlante. Qu'est ce que ça
fait du bien ! Je me croirais presque chez moi ! Je me savonne rapidement, il ne
faut pas que je prenne trop de temps, il y en a qui attende. D'ailleurs ça frappe.
J'ouvre mais avec la vapeur je vois pas grand chose.

Je sens quelqu'un qui me poussa dans la cabine. Putain il y va pas de main
morte ! Il est assez grand et musclé. Je ne vois pas son visage, juste sa bouche.
Il me sourit de ses dents cassées. Putain mais il me veut quoi ? Il me fait flipper
lui !

- Dépêche toi de sortir si tu veux pas que je m'amuse avec ton joli ptit cul !

Gloups ! Il a l'air sérieux c'est pas bon de rester dans les parages. Pourtant j'suis
paralysé. Merde mais faut que je me bouge, j'ai pas envie qu'il teste des trucs
sur moi ! Il me plaque contre le mur. Gott ! Je dois faire quelque chose. J'essaie
de crier mais c'est coincé dans ma gorge.

- D'accord si tu veux rester Kaulitz...

Il connaît mon nom. Ca fait chier d'être célèbre ! Tout le monde croit être
ton ami.

Nooon il passe sa main sur mon torse. Veux pas ! Vite quelqu'un pour m'aider.
J'ai que ma serviette et mes fringues posées par terre pour me défendre. J'vais
pas aller loin avec ça. Bon je peux sentir mes doigts de pied c'est un début. Faut
juste que je me remue.

Il descend sa main. OK là c'est trop. J'attrape mes vêtements posés au sol et je
me barre en courant. Pfiou ! C'était moins une.

J'entre dans une autre cabine et enfile ma tenue avant d'aller dans la salle de
sport. J'veux m'éloigner de ce mec. Non sérieux j'ai eu trop peur. Y'a pt'être des
rumeurs qui circulent sur moi mais faut pas croire que je couche avec n'importe
qui et surtout pas avec un gar.

J'dois avoir l'air con dans une salle de sport à être assis sur un banc et à ne pas
faire de sport. Ils me regardent tous bizarrement. Surtout un tout chétif. Lui non
plus il fait pas de sport. Il est en face de moi et il me fixe. Quoi ? J'ai un truc sur
le nez ? Tu veux ma photo ? Pas besoin de chercher t'ouvres le premier
magazine que tu trouves et tu l'as.

Il se lève et s'approche de moi. Non mais ils ont quoi ce soirs les gens à vouloir
me parler ? Ca y est je sens qu'il va taper la discute. Il se met à coté de moi et
ne me quitte pas des yeux. Moi je tourne la tête style je m'en fous. Mais il lâche
pas l'affaire.

- Salut, moi c'est Sven. Toi t'es Bill.

- Non, je suis le Roi Lion.

Qu'est ce qui m'a pris de lui répondre ? Surtout que ma blague elle est pas
marrante ! Et lui il rigole comme un con.

- J'peux avoir un autographe ?

La c'est carrément moi qui explose de rire. J'suis la star la plus détestée
d'Allemagne, j'suis en prison et lui il veut un autographe ?! Y'a pas quelqu'un
pour m'achever ?!

- Je vois pas ce qu'il y à de drôle. Je t'admire beaucoup tu sais.

- Non je sais pas... en tout cas t'es bien le seul.

- Mais non, t'as encore plein de fans.

- C'est beau de rêver...

- T'es vraiment pessimiste, j'te croyais pas comme ça.

- Je l'ai toujours été. La preuve que les gens croient me connaître mais
qu'ils se trompent.

- J'ai jamais dit ça. Mais à force de te voir partout on a cette impression....
N'empêche c'est étrange de te parler.

- J'ai beau être célèbre je suis un être humain.

- Non c'est juste que... dans ces conditions quoi...


Et bam, dans ma gueule. C'est ma fête today ! C'est pas la saint Bill par hasard ?
J'sais pas, à croire qu'on veut vraiment me faire chier.

- T'as fait quoi pour être ici ?

Quel indiscret ma parole ! J'suis pas ton pote d'enfance coco, alors prend pas la
confiance comme ça avec moi sinon... sinon je vais le dire ! Pff j'suis trop un
gamin.

- En quoi ça te regarde ? T'as juste à allumer la télé ou lire le journal et tu sauras.

- Les médias disent que de la merde, moi j'veux ta version.


Il est pas si con que ça en fait ce type. J'ai envie de lui dire mais... en même
temps j'ai pas envie. Qui a dit que j'étais simple ? Il voit que j'hésite.

- Et après je te dirais pourquoi moi je suis là.

En fait j'en ai un peu rien à foutre de ta life. Bon... j'vais quand même lui dire.
Comme ça j'me ferais un compagnon. Oui c'est sûr y'a mieux, un ptit chien par
exemple. C'est bien les ptits chiens... mais c'est pas accepté ici. OK ma gueule !

- D'accord mais tu le dis à personne.

Il hoche la tête.

- Voilà écoute bien...

# Posté le lundi 21 mai 2007 15:57

Modifié le jeudi 20 novembre 2008 15:20

Chapitre 4

Chapitre 4
* Flash Back *

J'suis dans un petit club branché de la capitale.

Ce soir on a fait un concert, il était pas terrible. Ca me ressemble pas de dire ça
mais en même temps c'est tellement vrai. On aurait pu faire mieux.
J'ai l'impression de pas avoir assez donné au public. Pourtant j'ai fait ce qu'on
attendait de moi. Mais je sais pas, j'aurais du...les surprendre. J'ai remarqué
que si on donne au public exactement ce qu'il attend il est toujours déçu
T'façon j'devrais pas me prendre la tête. C'est déjà du passé et moi je vis la
seconde.

J'suis accoudé au bar et je regarde dans mon verre. Ca n'a rien de bien
passionnant ! Les néons roses fluo me pètent les yeux à travers l'obscurité du
pub. Et puis en plus je me sens seul...

Les gens savent qui je suis mais personne n'ose venir me parler. Je suis proche
et inaccessible à la fois. Moi j'veux juste être normal mais c'est pas possible.

Tout à l'heure une fille est venue s'asseoir à côté de moi avec son décolleté
plongeant. Elle attendait que je l'aborde mais j'avais pas la tête à ça. Alors elle
me jetait des coups d'½il insistants sans pour autant engager la conversation.
Moi je voulais vraiment qu'elle me parle, qu'elle fasse le premier pas. J'en ai rien
à foutre d'elle mais je veux qu'on me traite comme un humain. Si j'avais été
n'importe qui et que je l'avais intéressé elle m'aurait sûrement parlé mais là
c'était à croire que le grand Bill Kaulitz allait la bouffer.

Finalement elle est repartie bredouille et moi j'reste en tête à tête avec mon
super trop beau verre de la mort qui tue.

Parfois je me retourne pour voir où sont les autres.

Georg parle avec une fille dans un coin. Je crois que Gus est rentré chez lui, la
soirée ne semblait pas vraiment le brancher. Quant à Tom, lui, bah il est en
train de rouler une pelle à une pouf sur un canapé. Oh mais c'est... la fille de
tout à l'heure. Elle a eu ce qu'elle voulait finalement.

Bah moi aussi j'vais rentrer, j'me fais trop chier là. J'me lève de mon siège et
*BIM* j'me prends un torse dans la gueule. Quoi un garçon plus grand que moi?
J'relève les yeux. Il est pas beaucoup plus grand en fait, pas contre il est plus
musclé. Il a la vingtaine, les cheveux châtains, coiffés en piques. Des yeux
bleus... Wahou, c'est un beau gosse!

Je sais pas pourquoi mais je suis impressionné. Je bafouille :

- Dé... désolé.

- Pas grave


Merde il a remarqué qui j'étais ; c'est cramé ! Il me sourit.

- Hé mais t'es Bill Kaulitz ?

- Oui


Je pense que je ne suis pas prêt de rentrer à la maison vu que ce jeune homme
semble bien décider à papoter.

- J'étais au concert !

- Ah...

- Franchement c'était génial ! Exactement comme je l'avais imaginé.

- Merci


Qu'est ce que je peux lui dire d'autre de toute façon ? Au moins il est content de
notre prestation.

- Sérieux, j'peux pas avoir un autographe ?

Trop la flemme ! Mais bon, j'peux pas refuser, c'est un fan. Vite une excuse...

- Mais je... j'ai pas de papier... ni de stylo.

- Si tu veux j'ai ce qu'il faut dans ma voiture.


Il me fait signe de le suivre.

Dehors la nuit est froide et sans étoiles. Il n'y a aucun bruit à par le son de la
musique qui s'échappe du club. Sa voiture est garée un peu plus loin dans une
ruelle. C'est une saxo noire, 3 portes. C'est pas un truc grand luxe mais c'est
bien pratique.

Il ouvre la portière passager et se baisse pour fouiller dans la boite à gants. Sa
chemise se soulève et son jean taille basse laisse entrevoir son boxer.
C'est un mec plutôt sexy.

Il se redresse et me tend un feutre noir et une feuille que je lui signe
nonchalamment. Je vais pour repartir sur la rue principale quand il m'attrape
par le bras.

- S'il te plait, reste un peu avec moi.

Il a un regard suppliant. C'est surprenant de la part d'un mec aussi costaud. Il a
l'air attendri.
Qu'est-ce que je dois faire ou dire ? Je sais pas moi ! Je balbutie encore une fois.

- Je... rester ? Pourquoi faire ?

Il semble un peu gêné de ma réaction et du ton froid que j'ai pris.

- Et bien... parler...

Parler ? Oula j'ai pas trop confiance moi ! Et le voilà qui se rapproche, toujours
en me tenant le bras. Il reprend.

- ... ou plus si affinité.

- Affinit...


J'ai pas le temps de finir qu'il m'embrasse en me collant contre lui. Zut caca
prout ! Qu'est ce que je fais là maintenant ? J'essaie de le repousser mais il me
tient les deux poignets.

Il ouvre la bouche et je fais pareil, nos langues se mêlent. Je lui résiste moins.
Putain ça m'énerve c'est un gar ! C'est dégueu, j'veux pas ! Il n'est pas
repoussant pourtant, et ce qu'on fait ne me déplait pas mais... j'suis pas pédé
un point c'est tout ! Je tourne la tête.

- Non, je suis pas gay ! J'veux pas.

Il me plaque contre un mur et resserre son étreinte. J'ai mal, j'peux pas bouger
les mains. J'suis en situation de faiblesse.

- Ca n'a pas l'air de te déplaire.

Il passe son genou sur mon entre jambe. J'suis assez excité je l'avoue mais
bordel c'est trop glauque ! J'peux pas faire ça avec ce type !

A ce moment là y'a un flash aveuglant. Je regarde dans sa direction et je vois un
photographe. Merde, merde, merde ! Le gar lui n'a pas l'air surpris.
C'est... un piège ?

Je trouve la force de me dégager et commence à courir vers le paparazzi qui
détale. Je sais que demain à la première heure y'aura cette photo dans tous les
magazines ! Faut que je récupère l'appareil ! Je le poursuis sur une bonne
vingtaine de mètres et arrive presque à sa hauteur. C'est un ptit gros, il court
pas très vite.

Il se retourne et ralentit un peu alors moi j'en profite, je me jette sur lui et on
tombe au sol. Il tient toujours l'appareil photo que je tente de lui arracher.
J'me prend des flash dans la gueule je vois plus rien et là j'lui fou un gros coup
de point au visage. Il se tord de douleur et je monte a califourchon sur lui.
De sa main libre il essuie le sang qui coule de son nez. Je m'apprête à lui en
coller une autre mais il prend une photo. Alors, je me relève et je lui donne à
l'aveuglette des coups de pieds dans le ventre. Ca sert à rien, il a ses photos de
toute façon, mais je vais le faire payer !

Tom sort du club en compagnie de sa pouf et me voit au loin. Il me crie d'arrêter
et se précipite vers moi. Je me stop instantanément et réalise l'horreur de la
scène. Le photographe est complètement amoché.

Mon frère me prend dans ses bras. Il sait que je suis pas très conscient de ce
que j'ai fait. Il dit des trucs pour me rassurer mais moi j'ai peur. J'ai peur de moi
et de toute cette violence.

Le gay qui me faisait des avances est pas loin derrière nous, il tient son portable
et j'entends déjà les sirènes des voitures de police retentir. Quel fumier !

En quelque minutes je me retrouve avec des menottes dans la voiture des flics.
Tom me répète que ça va aller, que je dois pas m'inquiéter. Mais je réalise
toujours pas que je vais passer la nuit au poste.

* Fin du Flash Back *

# Posté le jeudi 24 mai 2007 07:29

Modifié le jeudi 20 novembre 2008 15:22

Chapitre 5

Chapitre 5
Il me regarde avec des yeux tout ronds. Jl'ai traumatisé ou quoi ?! Youhou tu
réponds pas ? J'aurais peut être pas du lui raconter finalement. Il ouvre la
bouche puis la referme. Mais bordel exprime toi, dis moi ce que t'as sur le c½ur !
J'ai l'impression de repasser mon procès une deuxième fois, comme si j'attendais
que la seule personne qui ne m'ait pas encore jugé le fasse.

- J'suis... surpris, dit il enfin.

Nooon ! J'aurais PAS deviné !

- J'te voyais vraiment pas comme ça.

- Jt'avais dis de pas te fier aux apparences...

- Non mais ça veut dire que la presse raconte vraiment n'importe quoi !

- Ca c'est pas nouveau, y'a eu tellement de rumeurs sur le groupe...

- Oui mais là il te font carrément passer pour une rock star capricieuse qui a tapé
sur un pauvre journaliste. En plus maintenant tout le monde crois que t'es gay.

- Je sais, et j'ai aucun moyen de prouver que c'est faux. Alors je laisse couler, ils
finiront bien par s'en lasser, sachant qu'on va pas me voir durant les trois mois
où je serais ici.

- Trois moi ça fait beaucoup quand même, pour si peu...

- Tu sais, le paparazzi était vraiment très amoché. En plus au procès il a bien
joué sa victime !


Rien que d'y repenser, ça m'énerve. Je le revois devant la barre, en pleurs.
Comme si il souffrait encore. Non mais j'ai halluciné la façon dont il en a rajouté.
Il m'a fait passé pour un monstre sanguinaire.

Je serre les poings et je sens mes ongles s'enfoncer dans la chaire de mes
paumes.

- Mais t'es une star, tu pouvais pas t'en sortir avec quelques petites magouilles
et un peu d'argent.


- Non mais c'est pas si facile. En fait j'étais encore plus surveillé que la plus part
des personnes en garde à vue. Les photos où le gar m'embrasse avaient été
dévoilées à la presse avant le procès ce qui fait que les jurés avaient beaucoup
de préjugés.

- Donc ton procès n'était pas très équitable...

- Non vraiment pas mais j'y peux rien. Je voulais faire appel mais mon avocat a
dit que pour 3mois ça ne servait à rien. Il a aussi dit que j'aurais pu avoir une
peine plus lourde mais que vu mes circonstances atténuantes vis-à-vis des
photos j'ai eu de la chance d'avoir seulement 3mois fermes et une amende.



Un silence s'installe mais je vois que Sven est compréhensif. Soudain je me
souviens qu'il devait lui aussi me dire comment il en est arrivé là.

- Et toi, qu'est ce que t'as fait pour te retrouver ici ?

Il se crispe. Je vois bien qu'il avait espéré que j'oublie de lui poser la question et
qu'il n'a pas très envie d'en parler. Néanmoins il me répond.

- Tu sais, moi j'ai pas eu une vie de star. Je vivais dans un petit appart avec ma
mère, c'était assez modeste voire presque pauvre chez nous. Et puis quand j'ai
eu vers 10ans elle a ramené un mec à la maison. Au début il était sympa puis la
situation s'est dégradée, ils arrêtaient pas de s'engueuler. Finalement il a
commencé à la battre mais elle ne disait rien car elle était amoureuse et avait
peur qu'il la quitte. Un jour j'ai protégé ma mère et il est partit. Pendant tout ce
temps elle ne m'adressait plus la parole ou alors juste pour me dire que tout ça
était de ma faute, elle ne voyait pas que j'avais fait ça pour son bien. Elle a
réussit a le faire revenir et il se tenait à carreau en ma présence. J'étais devenu
un ado capable de se défendre et il savait qu'il ne valait mieux pas me
chercher...


Je ne sais pas quoi dire, je trouve son histoire vraiment triste. Il me sens troublé
je le vois mais il fait une petite pause avant de continuer.

- Un soir que je rentrais du lycée je l'ai vu au dessus d'elle le point levé. Elle était
recroquevillée en pleurs, le visage en sang. J'ai eu comme une décharge
électrique j'étais hors de moi. J'ai pris le premier truc qui venait, c'était un pique
à viande et je lui ai planté plusieurs coups dans les côtes. Il a pas compris tout
de suite. On était tous sous le choc. Il est tombé à genoux et ma mère s'est
jetée sur lui en hurlant. J'ai vite appelé une ambulance mais il avait perdu trop
de sang et un poumon avait été perforé... c'était trop tard...


Il baisse la tête. Je peux sentir le regret dans sa voix et en même temps je
compatie. Je sais ce que ça fait de ne pas maîtriser ses actes. Le silence reprend
place, on dirait qu'il attend que je prenne la parole mais je ne sais vraiment pas
quoi lui dire.

- Bill ... ?

- Oui ?

- Tu me vois comme un monstre maintenant...

- Non, bien sûr que non. On a tous fait des choses dont on n'est pas fiers... moi
le premier.


Un vague sourire s'étend sur ses lèvres, ça a détendu l'atmosphère.

J'ai un peu perdu mes mots mais je suis content d'avoir parlé avec lui. Je sens
qu'une complicité naît entre nous, sinon je ne lui aurais jamais raconté ça. Au
fond, c'est un gentil garçon.

J'ai vraiment l'impression que la vie est injuste. Tellement de gens qui meurent
pour rien, et d'autres qui vivent sans le mériter. Trop d'innocents en prisons et
de personnes vivant dans la misère. Ca je ne le voyais pas du haut de ma tour
dorée. Maintenant je réalise que j'ai eu beaucoup de chance et que même si j'ai
fait une erreur ce n'est finalement pas si grave. Il y a toujours pire...

Je ferme les yeux et apprécie cet instant philosophique.

Quand je les ouvre, je vois un gar baraqué qui entre dans la pièce et ça fait tilt
dans ma tête. OO Ces dents... ce sont celles du mec de la douche. J'espère qu'il
m'a pas vu >.<
J'ai des flash back de ce qui s'est passé. J'ai pas envie qu'il vienne encore me
faire des avances !
Sven voit que je suis mal à l'aise et remarque que mon regard s'est arrêté sur ce
type.

- C'est qui lui ? Dis-je en l'indiquant d'un signe de tête.

- Il s'appelle Kurtis, mais je te conseille de ne pas trop t'approcher de lui.

- Pourquoi ?
Je demande comme si de rien n'était.

- Il a violé 3 jeunes filles et un garçon avant de se faire choper. Il n'est pas très
aimé et les gens l'évitent.

- Mais les délinquants sexuels ne sont pas dans une aile a part ?

- Si mais lui il va être transférer dans une cellule de ce quartier. Il s'est battu
avec son colocataire et s'est attirés les foudres des autres prisonniers donc les
gardiens l'éloignent un peu du lot.

- Ah...


Mais je suis interrompu par un gardien qui arrive et tape des mains pour faire le
silence dans la salle. Il nous dit que c'est l'heure de retourner dans notre cage et
qu'on va manger. Je serre la main à Sven qui va de l'autre coté du couloir.

Je m'allonge sur mon lit en attendant le repas. Encore un truc dégueu comme
d'hab j'suis sur ! Ou des pâtes. 'Fin ça va les pâtes j'aime mais bon ça commence
à être lassant. Il est où le McDo, la pizza ? C'est dans ces moments que je veux
être libre et que je suis pressé de sortir de cet endroit !

Un surveillant entre dans la pièce. Il me veut quoi encore ?! En plus celui là je
l'aime pas ! Il me fait des remarques, ça se voit qu'il lit les magazines people !

- Kaulitz !

- Quoi ?

- J'ai quelqu'un à te présenter


Quoi ?! T'sais quoi jm'en fou, lâche moi ! J'veux bouffer et dormir c'est tout !
Mais comme je réponds pas et que je me suis tourné vers le mur il s'énerve.

- Kaulitz fais pas ton malin ! C'est pas parce que t'es une star qui se fait ramoner
le cul par tous les pédés de Berlin que tu vas te la jouer avec moi alors regarde
moi quand je te parles !


Et il a joute un « petit con » très affectueux.
Ca y est je suis énervé, mais je dois fermer ma gueule. Je hurle intérieurement
et tente de ne pas me transformer en Hulk. Je daigne le regarder en lui faisant
un regard de la mort-qui-tue.

- C'est mieux comme ça Kaulitz... bon voilà je dois te présenter ton nouveau
camarade. On a dû le transférer pour certaines raisons que des microbes comme
toi ne sont pas censés savoir...


Vas-y prend moi pour un con ! --'

- ... et donc je vais te laisser faire connaissance avec Kurtis...

Kurtis ? S'il vous plait dîtes moi qu'il y a un autre Kurtis dans la prison ! Kurtis
c'est courant comme prénom, non ? Mein Gott sauvez moi !!!
P*tain c'est vraiment CE Kurtis que je vois apparaître devant moi ! Et il a
toujours ce sourire accroché à sa sale gueule !! Il me tend la main que je lui
serre hésitant.

- Ravi de te rencontrer Bill Kaulitz...

# Posté le lundi 04 juin 2007 09:14

Modifié le jeudi 20 novembre 2008 15:24

Chapitre 6

J'suis méga déstabilisé là ! Ca se voit ? Oui ça se voit ! –' Bon Ok je vais faire ce
que je sais bien faire : l'indifférent ! C'est mieux que de faire une tête de petit
garçon apeuré !

Je me retourne dans mon lit et il retire sa main voyant que je ne comptais pas la
lui serrer. Je fredonne mentalement « vive le vent vive le vent... », 'fin il l'a dans
le cul quoi ! Le gardien ricane et je vois que Kurtis est vexé. Tant pis, moi ça
m'amuse. Vengeance ! Niark !

Donc je regarde le magnifique mur de la cellule pour m'empêcher d'exploser de
rire à la vue de sa tête. J'trouve ma blague tellement drôle. Oui j'ai peut être un
humour pourri mais bon on n'a pas trop l'occasion de plaisanter ici.

Il monte sur le lit qui est au dessus du mien (vive les lits superposés) et on
attend patiemment que notre repas arrive dans le silence le plus total.

J'me fais chier. C'est vraiment l'ennui. J'vais compter les moutons. 1mouton,
2moutons, 3 moutons, 4 moutons, 5 moutons, 6 moutons, 7 moutons, 8
moutons, 9 moutons, 10 moutons... OK je fais vraiment pitié là !

Je me repasse ma conversation avec Georg. Ca m'a fait plaisir qu'il pense à moi.
Oui en même temps j'suis en couverture de tous les magazines, on peut pas me
louper ! >.<

En plus il a dit qu'il parlerait à Tom... Je veux tellement le voir. On n'a jamais été
séparé comme ça ! Pas plus de quelques jours, et on restait en contact. Là je
suis coupé du monde, de lui... Je ne sais même pas si il va bien, ce qu'il fait, à
quoi il pense. J'ai l'impression qu'il m'a rejeté...

Il m'a lancé un de ces regards juste avant qu'on m'emmène. Le jugement venai
t d'être prononcé et je pouvais voir tellement de sentiments dans ses yeux... de
la déception, de la tristesse, du dégoût. Il était dégoûé de moi et je ne sais
même pas pourquoi. On n'a pas eu le temps de s'expliquer... Quelque secondes
m'aurait suffises. Il aurait suffit de quelque secondes pour se comprendre, pour
que je sache ce que j'avais loupé, ce que j'avais foiré pour le dégoûter
comme ça...

Pendant toute la durée des audiences il était si froid avec moi, il ne m'adressait
pas la parole. A la maison il faisait tout pour m'éviter, pour ne pas qu'on soit
dans la même pièce en même temps. Il passait sa journée dehors chez je ne sais
trop qui pendant que moi j'attendais son retour en me faisant du mourront,
angoissé à l'idée de ne pas savoir où il était. J'avais toujours tendance à
m'imaginer le pire.

Une fois il était rentré à 5h du matin. Je m'étais endormi sur le canapé et quand
j'ai entendu la clef tourner dans la serrure je me suis automatiquement
redressé. Il essayait de na pas faire de bruit et en voyant que j'étais là, réveillé il
était déçu. J'crois qu'il avait pas envie de me voir en rentrant. Il avait un air de
"t'es encore là toi ?". Il venait sûrement de revenir de chez une de ses pétasse
et n'avait pas très envie de tomber sur son frère, moi... pas envie de me voir...

Pourtant je suis sûr que mes attentions faisaient leur effet. Lui qui m'ignorait et
moi qui m'inquiétais. Lequel des deux était le méchant ? Il voulait me faire
culpabiliser d'avoir fait une connerie et au final c'est lui qui culpabilisait.
Au fond je voyais bien qu'il ne supportait pas de me mettre dans cet état.
Rester éveillé jusqu'à temps que je sois assuré de sa sécurité me fatiguait
beaucoup, en plus du procès. Je devenais malade d'attendre je ne sais quoi,
de l'attendre lui. Attendre, qui soit près de moi. Attendre je n'avais fait que ça.
J'étais en très mauvais état et à chaque fois qu'on se croisait il avait en face de
lui un cadavre ambulant. Un corps vide sans aucune motivation, aucune envie.
La seule chose que je voulais je ne pouvais pas l'avoir. Je voulais juste que tout
soit comme avant, qu'on se parle, que je puisse savoir ce qu'il faisait quand je
n'étais pas avec lui. Mais il restait dans son silence. Il me punissait à sa
manière. Il me montrait qu'il n'était pas content de ce que j'avais fait. Je lui
avais fait du mal, il me faisait du mal, ça lui faisait du mal. C'était une spirale
infernale. On partageait le même appartement mais étions de vrais inconnus
l'un pour l'autre.

J'ai essayé de le bloquer pour qu'on ait un vrai dialogue mais impossible.
J'avais l'impression que même lui m'avait condamné. Je pense qu'il avait peur de
trop s'attacher avant de me voir partir. La distance entre nous était devenue un
vrai fossé. Je n'aurais jamais cru ça possible. C'est mon jumeau quoi merde !
Je l'aime, il m'aime, on est complémentaire ! « Tu es tout ce que je suis et tout
ce qui coule dans mes veines...
» Il n'a pas le droit de faire comme si je
n'existais pas. C'est à cause de sa putain de fierté ! Il veut pas montrer à quel
point il est dépendant de notre relation fraternel et à quel point je compte à ses
yeux. De nous deux j'ai toujours été le plus sentimental. Et pourtant...

Pourtant j'ai cru voir une larme se profiler au coin de ses yeux juste avant qu'on
me fasse sortir du tribunal. Et je ne sais pas si c'était juste le reflet de la lumière
où une once de tristesse...

Je ne peux me retenir plus longtemps et laisse perler une a une les gouttes
salées qui coulent sur mes joues et qui viennent s'écraser sur l'oreiller comme
une pluie brillante. C'est vraiment moi le plus sentimental... Je pleure en silence
et fini par m'endormir

[...]

- Hé Bill, a la graille !

- Was ?

- T'as bouffe est servie... mais si t'en veux pas j'peux prendre ta part...


Vite cerveau active toi ! Alors euh... ah oui ! C'est l'heure de manger.
J'ai pas faim... T____T

- Vas-y je t'en prie, j'ai pas le c½ur à manger...

Il se fait pas prier et entame mon assiette, ayant fini la sienne. J'ai mal au crâne,
j'aurais pas du pleurer... J'suis vraiment une chochotte c'est pas possible ça ! Pas
étonnant que tout le monde me croit homo !

Je me lève pour pisser, les toilettes sont derrière les lits. Je sens un regard
brûlant dans mon dos. Paranoïa quand tu nous tiens... Je me retourne et non je
rêve pas, l'autre est en train de me mater ! Gloups ! Ca promet !

Il voit que je l'ai grillé et continue de me fixer, tout en avalant sa purée.
Maman j'ai peur !! Il a un regard de psychopathe ce type !

J'vais faire comme si de rien n'étais. J'finis ce que j'ai à faire et me lave les
mains. J'vais pour retourner dans mon pieu mais il se plante en face de moi.
J'lève les yeux

- Quoi y'a un problème ? je demande sur un ton froid.

- J'pensais pas que t'en avais une si grosse Bill...

Et il me sourit. Mais moi ça me fait pas marrer ! Il a pas compris ça !
En plus c'est vulgaire =[

- Bon tu me laisses passer où t'attends Noël ?

Pff, j'suis con Noël c'est dans 2semaines ! Bref
Il se pousse mais il sait que j'ai compris ce qu'il veut me faire passer comme
message. Jt'ai reçu 5/5 connard. Crois moi que j'vais bien faire attention à mon
ptit cul !... connard...

# Posté le jeudi 14 juin 2007 18:57

Modifié le jeudi 20 novembre 2008 15:24

Chapitre 7

Chapitre 7
Quoi ???

Sven me regarde avec une expression plus que choquée. Il n'arrive pas à avaler
ce que je viens de lui dire. Il reprend :

- Non mais c'est pas possible !! Ils ont pas pu faire ça !!!

- Bah la preuve que si...


J'en reviens dans mes casseroles.
Il est 9h du matin et je travaille avec Sven en cuisine pour préparer le repas des
détenus. Une grande partie de la journée est réservée au travail. On avait le
choix entre plusieurs choses et je me voyais très mal en boucherie, en
maçonnerie ou en électricité alors j'ai pris les fourneaux. Je suis très loin d'être
un grand cuisinier donc moi je fais la plonge >.<

- Non mais franchement ils ont une dent contre toi ici !

- Vu comment les gardiens me traitent on peut dire que oui.


Je frotte comme un malade sur la vaisselle pour calmer mes nerfs. Lui raconter
ce qui s'est passé hier, le transfert de Kurtis dans ma cellule... ça me met dans
un état ! On peut dire que je suis vraiment énervé contre l'administration !!

- En plus il te fait des avances... ça va être dur de l'éviter si tu dois passer des
heures enfermé avec lui.


- Clair ! Pour l'instant je lui adresse pas la parole et je fais comme si je voyais
pas qu'il me mattait. Mais c'est sûr que c'est pas facile. Le pire c'est qu' il croit
que je suis gay donc ça arrange pas les choses.

- Et il t'a mis la main au cul !


Et cet idiot explose de rire

- Chuuuut ! J'veux pas que tous les détenus soient au courant, j'ai déjà assez de
problèmes comme ça !

- Pardon... mais ça me fait rire.

- Pas moi.


Je fais mine de bouder. Le brun voit mon jeu et fait de même.
Ce gar est le seul qui ne m'a pas jugé, je le trouve vraiment très sympa.
Je m'entends bien avec lui et depuis que je lui parle (depuis hier en fait) je me
sens moins seul.

- Et toi t'as qui dans ta cellule ?

- T'étais pas en train de bouder parce que je me moquais de toi ?

Me demande-t-il.

- Si mais... j'ai finit.

Et on se remet à rire. Le gardien nous fait signe de nous calmer et on
baisse le ton.

- Dans ma cellule y'a un gar qui passe son temps a dormir et à bouquiner. Il est
pas méchant, c'était un dealer avant. Il s'est fait chopé et puis il voilà quoi.
Mais bon on ne bavarde pas beaucoup tous les deux, il est assez froid avec moi.

- OK...


On se reconcentre dans notre boulot tout en papotant. Enfin quelqu'un d'aussi
bavard que moi !! Le temps passe vite quand je suis avec lui et j'en oublie un
peu le reste, mes problèmes, Tom...

[ ... ]

{ Musique à écouter = Mai Lan - Gentiment je t'immole }

°l||l° ... Une semaine plus tard... °l||l°

Le quartier libre vient de commencer, je suis dans un couloir entre la salle de
sport et les cellules. Ici il n'y a pas trop de passage et j'aime m'asseoir et
réfléchir. J'ai plein d'idées de chansons qui me viennent mais de toute manière à
quoi bon ? Le groupe n'existe plus. C'est trop bizarre, tout s'est arrêté d'un coup !
Je ne sais pas comment sera ma vie en sortant, je ne me vois pas faire autre
chose que de la musique. Je n'ai jamais fait que ça, je ne sais faire que ça...

C'est le moment où je me retrouve avec mes pensées et que j'en reviens
toujours à ce point.

[ Viel zu viel liebe an der muzik...
Wir sind fürs Ende nicht bereit... ]


Je ne me sens vraiment pas près pour la fin. Cette fin qui vient pourtant
d'arriver.
Ca me prend à la gorge, j'ai mal. J'ai l'impression que ma vie est foutue mais
malgré ça je veux garder l'espoir que tout va s'arranger. Je sais que je peux y
arriver. Je n'ai pas travaillé toutes ses années pour rien, pour voir mon rêve se
finir comme ça. Je peux y arriver. Je peux surmonter tout ça. J'ai la volonté pour
le faire et je le ferais.

J'ai le moral remonté, c'est étrange, normalement je devrais déprimer.
J'étais assis par terre, je me lève j'ai mal au cul. J'viens de me rendre conte que
le sol est dur ! XD ! En même temps c'est normal... Non mais j'imagine pas du
sol mou...
J'commence à rigoler comme un con de ma propre connerie quand je tombe sur
– roulements de tambour s'il vous plait... - Kurtis !

Il a pas l'air de juste passer par là. Il sait que j'aime bien être ici, c'est moi qu'il
vient voir.
Le couloir est étroit et il en occupe toute la largeur.

- Laisse moi passer ! dis-je sèchement

- Non. Me répond-il dur le même ton froid mais calme.

Non mais j'hallucine ! >.< Il va pas commencer à me faire chier lui ! Surtout que
je sais ce qu'il pense et que ça me fait flipper !

[ Espèce d'hindou.
Rien a foutre , tu viens d'où... ]


Il avance vers moi et je recule. Il fait un pas en avant, moi un en arrière. Il me
regarde dans les yeux. J'essaie de ne pas montrer que j'ai peur mais obligé il a
cramé ! Et finalement je me retrouve coincé contre un mur, dans un endroit où
personne ne passe. Quel con je suis !

Il s'approche de moi et caresse tendrement ma joue avec sa main que je
repousse plus vite que la lumière.

- Me touche pas !

La tendresse disparaît de son regard et il me gifle.

[ Quinze coups dans la geule.
J'ai la main lourd... ]


- Ta gueule Bill ! Ici c'est pas toi le chef !

Je sens les larmes qui montent aux yeux c'est incontrôlable.
Je murmure entre mes dents, d'une voix tremblante :

-Connard

Il ne me laisse pas le temps de capter ce qu'il se passe ou de m'enfuir et se colle
contre moi en plaquant un main sur ma bouche.

[ Je déterre ta grand-mère.
Et la viole comme une chienne.
Et si t'es pas content je viole ton père... ]


Je me sens tétanisé, je n'ai plus aucune force pour le repousser, je ne sais plus
réfléchir ni me défendre. Je suis un petit animal apeuré et il le remarque bien.

[ Près pour la douche.
Je te pisse dessus et je te brise le cul.
Petit fils de pute.
Je te fist le cul.
Ne te crispe plus... ]


Il m'attrape le visage au niveau du menton avec son énorme main et me colle un
baiser sur les lèvres - baiser qui est a deux doigts de me faire gerber.

Je me sens faible et impuissant. J'ai pitié de moi. Je ne peux retenir une larme
qui coule et vient s'éclater sur sa peau. Il lèche sensuellement la goutte. Je suis
écoeuré, je ne trouve pas ça sexy du tout. C'est répugnant.
Ce mec est répugnant !

Il m'embrasse encore et glisse un genou entre mes jambes. Il frotte ma virilité
qui malgré le fait que je sois dégoûté, se dresse péniblement. Je me dégoûte de
moi-même. C'est vraiment la situation la plus dégueulasse que j'ai eu à vivre.

Soudain il me tire par les cheveux et me force à m'agenouiller.
Non il ne peut pas... je ferme les yeux, mes pleurs redoublants d'intensité.

[ Ne pleure pas.
Pédale de merde... ]


Je ne préfère même pas imaginer la suite et pourtant je suis bien obligé
d'accepter la réalité.
Son sexe est là, libéré devant moi. Il a ouvert sa braguette de façon a laisser
sortir sa fierté dressée. Je lui lance un regard empli de chagrin et de pitié,
l'implorant de ne pas me forcer à faire ça...

[ Je suis une bombe humaine dans une maternelle.
Un cuter dans le coeur de ton paternel... ]


- Ouvre la bouche Bill !

- N... non.. je.. peux pas.

- Oh que si !


Il ma recolle un baffe

- J'ai dit : ouvre la bouche

[ Pompe sur la tempe.
Optempère. Pédale de merde.
J'appelle a la haine , au meurtre , au viol.
Et...A la turie , au massacre , a la furie au Napalm... ]


Je n'ai pas le choix. Mon visage me brûle a cause des coups. J'hésite. Le pire
choix de ma vie. Comme je ne fais rien il me donne un coup de pied dans le
ventre. Je me plie en me tenant l'estomac. J'ai la respiration coupée.
J'peux vraiment plus bouger. Il se rend compte que maintenant je peux plus faire
ce qu'il attend de moi et il est déçu de sa propre connerie.

- Tant pis, t'es trop faible, mais croit moi la prochaine fois tu ne t'en sortiras pas
si facilement...


La prochaine fois ? J'ai une putain de boule dans la gorge rien qu'à y songer !
Pourtant on peut dire que j'ai eu de la chance d'échapper au supplice qu'il
voulait m'imposer.

Il se rhabille et part.

Je reste un moment par terre. Je suis assis, les jambes ramenées sur mon torse
et entourées de mes bras.

A chaque fois que je crois avoir touché le fond je m'enfonce un peu plus ...

# Posté le lundi 18 juin 2007 18:52

Modifié le jeudi 20 novembre 2008 15:25